Émile Zoulou, en sa qualité d'apprenti-picard en alternance, est un peu notre homme à tout faire à la rédaction, celui qu'on charge des tâches les plus ingrates. Afin d'éviter toute velléité de rébellion et lui laisser croire qu'il a de l'importance, on le laisse tester un jeu pourri de temps en temps. Malheureusement, ce coup-ci c'est mon tour.
Bon OK, Kung Fu Panda ne mérite pas vraiment le qualificatif de pourri et s'adresse au jeune public comme Émile Zoulou en suivant le scénario du film d'animation dont il est l'adaptation : Po le panda doit devenir un maî-tre en arts martiaux et sauver son village d'un léopard des neiges. Ce qui nous donne à l'écran un beat-them-all 3D avec deux attaques, coups spéciaux et combos parsemé de légers passages de plateformes où notre panda se met en boule pour imiter Sonic (comme la coiffure d’É.Z.). En récoltant des pièces, le joueur peut améliorer ses caractéristiques et ses techniques tandis qu'au cours du jeu, vous débloquerez de nouveaux animaux combattants à prendre en mains avec leurs propres pouvoirs. La réalisation est correcte et relativement fidèle au film. Mais évidemment, tout cela est linéaire, répétitif, trop facile et surtout très court (comme la b... OK vous avez compris), comptez trois-quatre heures. Si vous devez vraiment l'acheter pour votre cousin adoptif, préférez la version PC qui coûte tout de même moitié moins cher que ses homologues Xbox 360 et PS3. Sinon, voyez juste au-dessus comment notre ami Zoulou vous conseille d'investir votre argent. Franchement, je n'aimerais pas savoir à quelle fin il utilise la colle forte.
Kung Fu Panda le film, c’est 10 euros pour 1h30, Kung Fu Panda le jeu, c’est 30 euros pour
à peine plus du double. J’ai beau aimer les jeux vidéo, l’interactivité ça fait cher à ce prix, surtout que je ne garantis pas que vous vous amuserez plus avec le jeu. Maintenant, je n’ai plus qu’à espérer qu’Émile Zoulou ne me dénoncera pas aux
prud'hommes.