Proposée pour atténuer les déboires du secteur dans l'Hexagone, la mesure avait dans un premier temps été rejetée par le Sénat en décembre 2006 avant que la pression exercée par les professionnels n'amène l'Assemblée Nationale à valider le projet en février 2007.
La Commission a pour sa part pris le temps de vérifier empiriquement qu'une telle mesure ne viendrait pas mettre le souk dans la sacro-sainte concurrence libre et non-faussée tout en apposant au passage quelques critères de sélection : originalité, qualité et promotion de la diversité culturelle européenne.
Reste à savoir si le procédé souffrira des mêmes questionnements et tares que les subventions accordées au théâtre, à la musique... : qui est compétent pour juger de la qualité d'un jeu ? Une fois un studio aidé, ne risque-t-il pas de se complaire dans le soutien et priver de nouveaux acteurs plus dynamiques d'une aide précieuse ? Est-ce que les créations ne vont pas être orientées pour rentrer dans le moule imposé par le crédit ? Que signifie exactement le troisième critère dans un jeu vidéo ?
Au moins, le deuxième point ne devrait pas poser problème, le plafond est fixé à 4 ans de crédit pour un même studio.
Finissons cette news sérieuse en souhaitant bon courage au Tiga, qui tente de convaincre le gouvernement anglais de prendre le même type de mesure, ainsi qu'aux Australiens, qui se battent pour la même chose.
Renaud est ravi, même s'il n'est plus ministre de la Culture.
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