B
onne presse ou mauvaise presse, ce qui compte pour un éditeur c'est que l'on parle de son produit.
SCi, la compagnie qui pouponne Eidos, saura apprécier cet adage puisqu'en dépit de tests tièdes et du scandale lié à l'éviction d'un journaliste de Gamespot à sa demande, Kane & Lynch : Dead Men vient de franchir le million d'exemplaires, comme nous l'apprend
Game Daily.
Il n'en fallait pas plus pour que les pontes de la boîte gonflent leurs pectoraux et tordent une barre en fer en décrivant leur produit comme une nouvelle franchise clé qui a su convaincre les joueurs en quête d'une expérience mature.
J'aurais bien remplacé joueurs par crédules et mature par moisie, mais bon, qui sait ce qui pourrait m'arriver ensuite.
Tout est une histoire de karma de toute façon, un tel coup de pot ne pouvait rester impuni. C'est sûrement en prévision de ce bras d'honneur aux critiques, que depuis quelque temps, SCi dégage des effluves de sapin et de marbre.
En quête d'un rachat (on parlait d'une fusion avec Midway), SCi a d'ailleurs lâché l'affaire faute de propositions valables, repoussant au passage quatre jeux dont Tomb Raider: Underworld à la fin de l'année.
La compagnie souhaite sans doute que cette force de frappe lui permette de sortir la tête de l'eau, même s'il lui faudra sûrement une aide extérieure pour mener à bien le développement de ces jeux. Une tête qui a d'ailleurs touché le fond, selon
Bloomberg. Le karma je vous dis.
Mais quand je pense que la pulpeuse Lara Croft est en détresse et que personne ne montre une véritable envie de la sauver, pas même
David Hasselhoff... Vraiment, l'égoïsme est la gangrène de notre époque.
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