On s'était mis d'accord, on ne devait plus parler de Jack Thompson. Seulement, il y a trop de raisons de faire une entorse à cette promesse, celle que je m'apprête à vous exposer n'étant pas la moindre : hier, pendant son audience, Jacko, au lieu de minimiser la casse, a carrément quitté la salle, furibard.
Petit rappel des faits : le célèbre avocat anti-jeux vidéo est actuellement en plein procès, du fait de son activisme aussi zélé que pernicieux. Hier donc, le barreau de Floride a réclamé que Jacko soit banni de la fonction pendant dix ans, jusqu'à ses 66 ans, âge auquel il ne devrait pas être plus nuisible qu'un vieil incontinent se prenant pour un général déchu (je connais bien les maisons de retraite oui). Sauf que l'accusé n'était plus là pour l'entendre. En effet, au lieu de se contenter d'hurler "Objection !" comme tout le monde en cas de désaccord, le publicitaire officieux de Rockstar souhaitait lire un speech de sa composition à voix haute.
Une requête refusée par la juge Dava Tunis, en mode Ségolène Royal au moment du clash, ce qui a provoqué l'ire de Jacko. Lequel a quitté la salle en dénonçant une mascarade, tout ça tout ça. Et il a bien eu raison, l'accusation a commis une grave erreur : je suis sûr que toute l'assistance rêvait d'entendre un discours de quatorze pages (lisible ici) où il est question de la "violente pornographie" de GTA IV, d'orgasmes masculins atteints avec des moignons, d'Africaines qui ovationnent Jacko quand il donne des cours, de la propagande du IIIe Reich et de Jesus Christ, son principal complice, toujours en liberté.
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