Souvenez-vous, la semaine dernière, des employés fraîchement virés chouinaient chez Kotaku, évoquant une centaine de licenciements, des projets potentiellement mal barrés, un Fracture daubesque et une épidémie de choléra. Eh bien, selon un porte-parole encore en poste, la première affirmation est vraie, et elle a simplement à voir avec les aléas du cycle de vie des produits du studio. Pas de chance pour les chômeurs, qui apprécieront cette sérénité : "Nous sommes en bonne santé, (...) nous avons de bonnes choses en cours de production, (...) nous sommes définitivement dévoués à notre studio interne".
Amusant, une source prétendument sûre de Shacknews affirme peu ou prou le contraire, celle-ci prédisant le renvoi d'une centaine de personnes supplémentaires dès la fin du développement de Force Unleashed. Ce qui nous porte à septembre, soit le moment que LucasArts choisirait pour déléguer ses projets en cours (le jeu Indiana Jones en tête) et cesser tout développement interne. Du coup, en attendant de savoir qui dit vrai, il faut se tourner vers un pro pour obtenir quelques explications potentielles. Michael Pachter par exemple.
Notre analyste préféré par défaut estime en effet que ce remue-ménage est la faute d'Electronic Arts et des studios de cinéma. Avant les renvois, 200 personnes étaient ainsi en charge du lien entre les propriétés de George Lucas et Bioware, Pandemic et Traveller's Tales, les trois studios aptes à réaliser des adaptations : assurer le respect des licences, marketer le tout... Or, maintenant que les deux premiers sont détenus par EA et qu'un ex-EA est à la tête de LucasArts (Darrell Rodriguez), inutile de s'encombrer d'autant de personnes pour que tout roule. Quant à Traveller's Tales, sous la coupe de Warner Bros, il y a peu de chance que ses détenteurs le laissent à nouveau bosser sur des projets estampillés Lucas et Paramount, l'un de ses concurrents.
Pas mal Michael, pas mal, surtout la touche de lucidité pour finir : "George Lucas a plus d'argent que Dieu, il ne me viendrait même pas à l'idée de l'imaginer en difficulté financière." Moi non plus, surtout si Electronic Arts suit le conseil de Pachter (acheter LucasArts) et le mien (investir dans Petrol Hahn et l'aspirine). Car selon moi, la demande va grimper dans 3, 2, 1, top.
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