Strauss Zelnick, président du très convoité Take-Two, l'a seriné un paquet de fois : oui, il est en discussion avec de mystérieuses sociétés désireuses d'acquérir l'éditeur qu'il dirige. Et est-ce que l'une de celles-ci ne serait pas Ubisoft ? C'est ce que se demande Forbes, le magazine des riches fiers de l'être, qui voit là un concurrent parfait pour Electronic Arts, l'autre prétendant possible (Activision) se remettant à peine de ses préliminaires avec Blizzard.
Première raison : Ubisoft imprime des billets. L'année fiscale 2008 a en effet été particulièrement juteuse pour le Français, qui a doublé son bénéfice par rapport à 2007 pour engranger 173 millions de dollars. Deuxième raison : Yves Guillemot, le papa pingouin d'Ubi, a fait part de ses intentions de ne plus faire uniquement du jeu vidéo pour chercher à établir des franchises durables qui pourraient être déclinées sous d'autres formes, à l'image du film Prince of Persia. La démarche collerait bien avec celle de Take-Two, comme l'atteste le cas BioShock. Troisième point : les studios hébergés par Take-Two (Rockstar, Firaxis...) n'auraient rien à craindre en matière de liberté créative. Quatrième indice : Jade Raymond, évidemment. Enfin, pour s'agrandir, Ubi a besoin de défricher des territoires dont il est absent, comme celui des jeux de sport, l'une des spécialités de Take-Two.
Seulement il y a un problème, puisque Ubi a beaucoup moins de ressources disponibles qu'Electronic Arts et perdrait inévitablement un bras de fer monétaire. La solution serait donc pour les deux éditeurs de fusionner... sachant que 17% des parts d'Ubisoft sont aux mains d'Electronic Arts. Une vilaine épine dans le pied qui n'a pas empêché l'éditeur hexagonal de ne pas commenter la spéculation. Eh bien, un silence comme celui-ci, il sent l'anguille et il sent la roche. J'ai dit.
Vers le forum 