La faute à qui ? Selon les éditeurs, ces petits salauds qui font leur tambouille dans leur coin (le Blizzcon et Diablo 3, le Quakecon qui se focalisera sur Rage, les Ubidays, le Captivate de Capcom...), c'est évidemment celle de l'organisation. Alain Corre, directeur exécutif d'Ubisoft, estime ainsi que le salon est "inapproprié" en l'état. Selon lui, l'E3 demeure un événement clé mais il lui faudrait renouer avec le faste d'antan en reprenant un peu de poids et, surtout, en se repositionnant en mai. Pourquoi ? Parce qu'en juillet, tout le monde a annoncé ses nouveaux projets depuis un petit moment et n'a donc plus rien de neuf à dévoiler. D'où une aura plus faible pour l'E3, qui n'attire plus ni les revendeurs, ni les médias généralistes.
Et il n'est pas le seul à être modérément enthousiaste vis-à-vis de cette édition. John Riccitiello, big boss d'Electronic Arts, affirme ainsi qu'il "déteste" l'E3 sous cette forme (4.000 personnes contre 60.000 en 2006) et que s'il ne reprend pas de l'ampleur, lui et ses confrères devront tenir leurs "propres événements privés" qui existent déjà. Soit une multiplication des voyages de presse, ce qui peut être pas mal pour certains. Même son de cloche du côté de Simon Jeffery de Sega America, qui ne souhaite pas revenir à une époque où il fallait claquer des millions de dollars pour avoir un stand décent, mais trouve quand même cette édition un peu cheap.
Dernier grand déçu à s'être manifesté, Laurent Detoc, président d'Ubisoft North America, ne mâche pas ses mots puisqu'il qualifie le salon de cette année "d'épouvantable", avant de résumer sa déception en ces termes : "Le monde entier se rendait à l'E3 par le passé. Maintenant on dirait une réunion de tuyauteurs dans une cave." Évidemment, le vrai problème de l'E3 est ailleurs et aucun de ces respectables businessmen ne peut décemment le pointer autrement que par une vanne sur la plomberie : il n'y a plus de babes.
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