S'inspirant des talents d'orateur et de maquilleur de William Wallace, les dirigeants de Nintendo sont en effet parvenus à fédérer 54 compagnies dans leur lutte contre cette engeance du Malin qui "autorise le téléchargement illégal à partir d'Internet", "favorise la formation de cellulite" et "cause des dégâts importants à notre compagnie et à nos concepteurs de logiciels". Il va sans dire que, comme dans bien d'autres affaires judiciaires liées au piratage, le problème ne vient pas du R4 (qui permet comme d'autres linkers d'utiliser sur sa bécane des homebrews ou des copies de sauvegarde) mais de l'utilisation qu'on en fait. Toujours est-il que Nintendo estime ne pas pouvoir fermer les yeux sur la diffusion de cet outil, et que la firme a convaincu Tecmo, Sega, Square Enix, SNK ou encore Capcom de garder les leurs ouverts.
Capcom s'en est d'ailleurs expliqué ces jours-ci en ces termes : "Il y a des compagnies qui proposent des téléchargements sans aucune licence aux USA, tandis qu'un nombre considérable de copies pirates de jeux sont disponibles sur le marché chinois. En réponse à ces situations, ce procès est une invitation à l'industrie dans son ensemble à prendre des mesures. Il n'a pas nécessairement d'effet pour l'instant, mais nous avons l'intention d'envoyer un rappel à l'ordre à ces compagnies dans le futur". L'affaire est désormais aux mains de la Tokyo District Court et Nintendo espère bien que le gain de cause qu'il prévoit fera école dans le reste du monde, si bien sûr celui-ci échappe à l'appétit du trou noir que va générer la semaine prochaine le Grand collisionneur hadronique.
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