Cette situation s'explique selon le monsieur en deux points. Le premier est que l'euro et la livre sont en pleine forme. Quant au second point... Comment dire... Voyez par vous-mêmes :"Je crois qu'il y a beaucoup de clients qui veulent jouer, parce qu'en Europe nous adorons jouer, mais le problème que nous avions était que les jeux devenaient de plus en plus difficiles. Maintenant qu'il y a plus d'accessibilité, que certains accessoires aident les gens à s'amuser, je pense que ce marché ne connaîtra aucune limite en termes de croissance si nous nous assurons que les gens qui viennent restent."
Monsieur Guillemot ne parle évidemment pas de boules de geisha ou de fraises sensuelles vibrantes mais de la Wii, des jeux musicaux, des party games et de tout ce qui excite les médias généralistes et amène certains de nos lecteurs à considérer comme moisi tout ce qui peut se jouer sans piétiner des crevettes de frustration. Finaud, le discours justifie non sans fierté les efforts entrepris par l'éditeur pour séduire les parents, les jeunes filles (avec sa gamme Imagine notamment) et les manchots, Guillemot inscrivant un jeu comme Endwar et ses commandes vocales dans cette démarche.
Prochaine étape maintenant : sortir de l'obscurantisme la télévision, le cinéma et la littérature, grâce aux titres cross-média et, peut-être, nous récompenser en nous autorisant, nous élus, à acheter Beyond Good & Evil sur Steam pour une bouchée de pain.
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