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Raptr : repli tribal, lien social, ou nouvelle fumisterie ?

« Allô Arthur ? C’est maman, ça va ? Dis, tu connais le jeu vidéo là, ils en ont parlé dans La Montagne ils disent que c’est génial… Attends… Ah oui, Spore ! » Et me voilà embarqué dans une malhabile logorrhée sur la carrière de Will Wright, l’amour que le secteur porte désormais aux joueurs occasionnels et non-joueurs, l’attention croissante et bornée des médias généralistes pour nos activités…

Je vous jure, c’est pas facile tous les jours, surtout que je peaufinais là un argumentaire entamé avec Second Life. Tout ça pour vous dire, qu’il faut se méfier de Raptr, car si cette initiative connaissait un succès retentissant, vous risquez de devoir disserter à son sujet. Alors Raptr, qu’est-ce que c’est ? Eh bien c’est un réseau social, qui tente de surfer sur la vague des MySpace, Facebook et autre Last.fm en s’adressant uniquement aux gamers. Il se présente d’ailleurs comme un croisement des deux derniers, donc à cheval entre l’aspect communautaire et la découverte, et traque vos activités sur Steam comme sur le Xbox Live, le PSN…

Si cela vous rappelle une acquisition d’Electronic Arts, c’est normal, puisque Rupture a des ambitions voisines. La différence avec le projet de Shawn « Napster » Fanning, c’est que Raptr devrait être en service un jour. Alors voilà, si vous voulez faire plaisir à l’un des fondateurs d’Xfire, à un ex-employé d’Electronic Arts ou encore à un ex-gradé d’eBay, vous pouvez participer à la bêta par ici et au passage faire croire aux mecs qui ont filé 12 millions de dollars à ce machin qu’ils ont bien fait.