par    | |

Saint Rows 2 : encore plus efficace que la prismatologie

Enfoncer une porte ouverte étant le moyen le plus sûr de ne pas avoir à se remboiter l’épaule façon Martin Riggs, permettez-moi d’écrire ceci : le succès de Grand Theft Auto IV n’a pas été une bénédiction pour tout le monde, les développeurs du premier bac à sable borderline venu étant désormais obligés d’en faire des caisses et des cageots pour se faire remarquer.

Et s’il y a bien un studio qui se donne du mal, c’est Volotion. Il faut dire que les mecs en charge de la promotion de Saints Row 2 ont abattu un paquet de cartes : l’humour mongolo, l’action outrancière, l’exubérance dans la façon de personnaliser son avatar et de maltraiter son prochain, l’atout sexe en la personne de la pornstar Tera Patrick, les vannes à l’attention de la concurrence… La liste est longue et pourtant, il restait encore un domaine qu’il n’avait pas passé à leur moulinette, celui de la politique.

Aujourd’hui, nous apprenons donc que Saints Row 2 est un jeu qui dépasse les clivages. Un jeu où John McCain et Barack Obama marchent côte à côte un flingue à la main et où pirates et ninjas travaillent crochet dans la griffe. Mais pour une fois, le grand n’importe-quoi porte sur le gameplay, à savoir l’existence d’un mode coopératif qu’il sera possible de rejoindre et quitter à volonté, ce qui laisse rêveur nombre d’immigrés clandestins.