Certains prennent trop au sérieux les règles du bowling, d'autres se montent le bourrichon lorsque se pointe la thématique du piratage et, plus exactement, des mesures employées par les éditeurs pour vous empêcher vous, salopards d'anarcho-punks à cache œil, de jouer à leurs produits sans passer par la case caisse.
Ken Levine, directeur créatif de BioShock, explique ainsi que le fait d'opter pour une protection SecuROM draconienne a bien failli lui coûter la vie : "Quand nous avons eu ces problèmes de protection contre la copie, j'étais là dehors en train de parler du jeu, je n'ai pas tourné le dos à cela. Et franchement, j'ai reçu de sacrées putain de menaces. Je crois qu'il est important que quelqu'un prenne ses responsabilités, et à la fin de la journée mon boulot de directeur créatif est en quelque sorte d'être l'arbitre du goût." Tenez-vous le pour dit, celui qui fera plier Ken Levine n'est pas encore né.
Mais n'allez pas croire que notre presque-Lénine est un petit péteux qui ramasse toutes les couronnes de lauriers tressées pour son FPS. En tant que leader, c'est aussi lui qui encaisse les critiques, notamment celles concernant le bouquet final flâné qui ponctue son jeu :"Quand je parle des problèmes narratifs du troisième acte, je ne dis pas que c'est de la faute de Bill (ndR : ni celle de Boule). J'aurais tort de m'attribuer ce qui est bon et pas ce qui est mauvais (...) à la fin de la journée, si vous aimez ou détestez ce que vous voyez, la décision qui a présidé à l'inclusion de cet élément est la mienne". Non d'un brocoli mangeur de belettes, mais quel homme !
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