par    | |

Spore : Electronic Arts met la pédale douce sur les DRM

Il faut absolument se mobiliser pour que les programmateurs des chaines TV cessent de rediffuser Les Bronzés, cette trilogie cinématographique ayant une influence néfaste sur bien trop de téléspectateurs, en particulier les décideurs d’Electronic Arts. Ceux-ci ont vraisemblablement fait leur l’adage de Jean-Claude Dusse qui veut que sur un malentendu, ça peut marcher. Non parce que faut voir l’obstination avec laquelle ils essaient d’imposer SecuROM sur leurs jeux, pour à chaque fois faire machine arrière au final.

Ce fut le cas pour Mass Effect, c’est désormais celui de Spore. Sensible aux messages incendiaires laissés sur Amazon en guise d’évaluation et aux créatures anarcho-libertaires créées par certains joueurs (c’est dans l’oppression et la douleur qu’on est le plus créatif, preuve en est du EA Sux ou du Veroflarptor), ils ont en effet décidé d’alléger un peu les restrictions imposées. Dans un avenir proche, un patch devrait être mis en circulation et celui-ci permettra de dé-authentifier le jeu, afin de récupérer une installation sur les trois autorisées. Dans le même ordre d’idée, il est maintenant possible de créer plusieurs comptes, afin qu’enfants, cousins, ex-camarades de prisons et amourettes d’un été puissent prendre part à cette « expérience globale Darwiniste qui redéfinit le jeu vidéo comme une œuvre d’art ouvrant un infini champ de possibles » sans pourrir l’évolution de votre Balungasaure à moustache. Notez toutefois qu’un seul compte peut profiter des fonctions en ligne, mais c’est déjà ça.

Bon, sinon vous vous demandez peut-être s’ils ont des regrets ? Même pas, puisque Red Alert 3 et Crysis Warhead ont été ou seront marqués du sceau des DRM. Porte-parole attitrée de cette affaire, Myriam Sughayer a en outre profité d’une tribune chez MTV Multiplayer pour annoncer le retournement de veste et, surtout, pour démonter des idées reçues concernant la protection (pas de spyware, promesse d’un patch supprimant les DRM si les serveurs étaient coupés…) et signifier d’une certaine façon que si l’éditeur faisait ces concessions, c’est parce qu’il était bien urbain. Selon ses chiffres, seul 1% des acheteurs seraient en effet concernés par le besoin d’installer leur jeu sur plus de trois machines. On appelle ça une quantité négligeable, surtout au regard des ventes (a priori + de 400 000 en une semaine) et bonnes notes dont pourront se vanter Will Wright et consorts.