Molyneux avoue en effet qu'il a voulu faire en sorte de satisfaire les joueurs occasionnels comme les vieux routards du D20, via une courbe de progression censée favoriser une découverte de tous les instants. Et le bonhomme a beau être un des principaux chantres de l'auteurisme, il n'a pas raisonné ainsi uniquement pour la beauté du geste, mais également pour rompre avec une habitude néfaste pour l'industrie : séparer par des produits ciblés les joueurs casual et les joueurs hardcore. "Il y a vingt ans, nous pensions honnêtement qu'un grand pourcentage de la population mondiale jouerait à des jeux vidéo. Ce n'est pas le cas, ce sont des fractions de la population mondiale qui jouent. Et je pense que c'est en partie parce que nous faisons des jeux pour deux publics distincts. Nous produisons pour les hardcore gamers d'un côté, les casual gamers de l'autre, et il y a un mur entre eux".
Pour autant, Molyneux ne désespère pas. Il se dit même très enthousiaste et impressionné à l'idée que des titres comme Spore (yeurk) et Little Big Planet (à voir) voient le jour, soit des titres briseur de chapelles auxquels il aimerait bien voir Fable 2 assimilé : "Ne pouvons nous pas créer des jeux que ces deux types de population pourraient apprécier ? Si, il faut donner aux core gamers toutes ces carottes qu'ils adorent, et aux casual l'accessibilité qu'ils recherchent. Et c'est ce que nous avons essayé de faire avec Fable".Mission accomplie ? Nous le saurons en octobre prochain à moins que, en bons ânes marchant à la carotte, nous ne fassions nos bourriques et boudions son jeu.
Et si tu me réponds que oui, je te répondrai qu'il est aussi sorti sur 360. Donc le raisonnement ne tient pas.
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