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Fable 2 : Molyneux supplie la presse spécialisée de penser casual

Peter Molyneux a beau avoir l’assurance d’un paon croisé avec un coq, il n’en est pas moins précautionneux, en témoigne le courrier dont il s’est fendu pour accompagner les exemplaires promotionnels de Fable 2.

L’éminence grise de Lionhead Studios y revient notamment sur le co-op en ligne en expliquant à quel point il est dommage que cette fonctionnalité ait été sabrée de la version finale au regard de sa qualité époustouformifabuleuse. Histoire d’inciter les journalistes à faire mariner leurs lecteurs en attendant la sortie de la mise à jour censée rétablir ce mode de jeu ? Peut-être bien. Car Molyneux a profité de cette tribune pour faire passer un autre message à la presse vidéoludique. Une supplique pour être exact : « J’ai une faveur à vous demander. Nous avons pensé ce jeu non seulement pour qu’ils attirent les joueurs tels que vous, mais aussi pour qu’il attire le premier venu. Alors s’il vous plait, s’il vous plait, s’il vous plait, s’il vous plait, s’il vous plait, trouvez des gens qui ne jouent pas aux jeux vidéos, regardez les jouer et voyez comment évolue leur monde, car je pense que c’est seulement en voyant ces différences que les expériences uniques se font jour« .

Faut-il y voir une requête maladroite mais légitime, un manque de confiance dans la capacité de son produit à fédérer les publics ou un sous-entendu désobligeant quant à celle des journalistes à se glisser dans la peau de Geoffroy (pourquoi toujours Kévin ?), 14 ans et vierge de toute expérience vidéoludique, je ne sais. Toujours est-il que je suis curieux de voir combien de confrères vont prendre la peine d’expliquer à un cobaye le maniement d’un pad, de le regarder tatonner pendant des heures sans intervenir, de lui soumettre un petit questionnaire sur ses impressions et, enfin, de taper un test enrichi de cette expérience alors que ledit cobaye et ses semblables ne le liront pas.