Ou encore, c'est parfois un phénomène général, un malaise qui vous prend aux tripes et vous donne l'impression de vivre une scène d'un roman de Chuck Palahniuk.
Et bien, dans le droit, on connait cela aussi. Tenez, prenez par exemple le Blu-Ray US de la belle aux bois dormant. Bon, c'est un classique, c'est pour les enfants, c'est mignon, c'est Disney quoi, normalement tout va bien. En plus, le disque propose une fonction BD-LIVE qui permet par exemple une lecture simultanée du film avec d'autres utilisateurs, un chat en direct, des échanges de messages avec d'autres utilisateurs avec inclusion de vidéos et photos par dessus le film. C'est génial, vous êtes en confiance.
Imaginez la scène: vous installez le petit dernier bien à l'aise sur le divan familial, vous insérez ledit blu-ray dans le lecteur et vous partez lancer une partie de X3 bien méritée. Et au bout de cinq minutes, vous sentez que quelque chose ne va pas, que vous êtes tombés dans cette zone entre chien et loup, où tout peut arriver. C'est que vous n'entendez aucun bruit. Le blu-ray ne diffuse aucun son et le petit dernier ne se plaint même pas. Pétri d'angoisse, vous courrez voir l'état de votre rejeton et horreur, vous le retrouvez hypnotisé par.....un contrat de 120 pages à faire défiler sur l'écran de TV !
C'est que, quand vous avez inséré la galette bleue, au lieu de démarrer le film, le téléchargement d'une mise à jour pour la fonction bd-live s'est lancé. Et, avant le téléchargement, ce sont 57 pages de licence d'utilisateur à lire et à valider et 63 pages de contrat détaillant l'approche de Disney à l'égard des données à caractère personnel. Il semble que la version française du blu-ray aura la même approche.
Une lecture/validation de 120 pages de contrat imposée au lancement d'un blu-ray pour enfant ? 2 conclusions à tirer:
- Les Terminators du droit existent, on en a la preuve.
- Vous avez cramé l'esprit de votre petit dernier.
» Aller au forum