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On en parle ici.


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ACTUALITÉ > Jurigeek > Hadopi & Amendement 138 - une pilule rouge

Hadopi & Amendement 138 - une pilule rouge
03 novembre 2008

L
e mécanisme de nos institutions démocratiques peut apparaître barbant en surface, il est fascinant en profondeur, oui, un peu comme X3: terran conflict. Quand je contemple la naissance d'une loi, je clique parfois par réflexe sur ma souris, tellement je me croirais devant un  Advance Wars ou un Guild Wars. J'aimerais vous faire ressentir l'émotion profonde qui m'étreint en suivant les tractations plus ou moins secrètes, les coups de bluff ou de force qui président, et je pèse ce mot, à notre destinée, mais je sais que pour vous, ça peut paraître aussi barbant que de regarder Spock jouer aux échecs.

 

Je vais donc tenter de tout mettre à plat et de vous faire un point de notre situation actuelle quant à l'évolution du projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet, que nous continuerons d'appeler projet de loi HADOPI parce que bon, on n'est pas idiots, ce n'est pas en nous disant que Godzilla se nommera dorénavant Yoshi qu'il ne nous mangera pas.

 

Reprenons l'analogie avec un advance wars: la map ? Rien moins qu'internet, mettons que ce soit une île. La mission ? Protéger le système actuel de rétribution du droit d'auteur, qui sera un fort. Le danger ? Le fort se fait attaquer par des millions de pirates. Les pnj ? Les internautes, disons que ce sont les autres bateaux qui tournent autour de l'ile. Les factions en présence ? Il y en a 2:

 

- Le Parlement et le Sénat français, qui sont prêts à tous pour protéger le fort, quitte à couler un maximum de bateaux innocents et à violer tous les sacro-saints principes juridiques. Ils ont pour stratégie de défense le projet de loi HADOPI. Comme dans Heroes of Might & Magic, cette faction compte des personnages particulièrement forts qui peuvent influencer la partie: Nicolas S., Albanel & Chatel.

 

- Le Parlement, la Commission et le Conseil, institutions européennes que vous connaissez maintenant, sinon, reprenez une pilule rouge. Cette faction n'a pas la même approche que l'autre, notamment en ce qu'elle cherche principalement à protéger les bateaux innocents. Sa stratégie de défense comprend l'amendement 138 du paquet télécom et ses héros sont Bono (qui est le parlementaire à l'origine de l'amendement 138) et José Manuel Barroso, Président de la commission.

 

La partie est en cours, on va la résumer.

 

Reprenons les stratégies: chacune des factions est en train d'élaborer sa défense. Comme dans tous les RTS, c'est une phase de jeu où il convient d'envahir un territoire, d'en exploiter les ressources et de bâtir ses petites tourelles et ses tanks. Si la faction française parvient à ses fins, elle aura mis sur pied le système HADOPI, qu'on ne présente plus. Actuellement, ce n'est pas encore terminé, mais quand même, il est bien avancé. Reprenons les principales étapes stratégiques:

 

23 novembre 2007 : Le début de  la partie est toujours laborieux, vous vous rappelez quand vous lanciez les premiers péons au bois dans Age of empire ? Eh bien là, c'est pareil, il faut amasser de la substance, et donc la faction française réunit tout ça dans le cadre du rapport Olivennes, alors dirigeant de la FNAC. On y trouve en substance tout le matériau utile à l'élaboration d'HADOPI: Riposte graduée allant jusqu'à la suspension de l'abonnement Internet, piloté par une « autorité de régulation neutre et indépendante ». filtrage par les fournisseurs d'accès à Internet des œuvres piratées, retrait des DRM etc...

 

12 juin 2008 : le Conseil d'Etat donne un avis favorable, mais après avoir suggéré une douzaine de modifications, notamment sur les points les plus sensibles. Ainsi, le Conseil d'État recommande de retirer à l'HADOPI ses pouvoirs de sanctions et de les remettre entre les mains d'un juge, de réduire la sanction de 12 mois de coupure à Internet à 3 mois, ou encore que la riposte graduée ne soit pas facultative, mais obligatoire.

 

21 octobre 2008 : Christine Albanel est entendue par la commission des affaires culturelles du Sénat et elle déclare que 10 000 messages d'avertissement par jour seront envoyés aux internautes pris en flagrant délit de piratage. Le budget de l'HADOPIpour 2009 s'élève à 6,7 millions d'euros.

 

24 octobre 2008 : le gouvernement décide d'appliquer l'option fast travel à la partie. Je veux dire, le gouvernement décide d'appliquer la procédure d'urgence pour ce projet. Le texte ne passera donc qu'une seule fois devant les sénateurs puis les députés.



29 et 30 octobre 2008 : Le sénat vote le projet de loi, non sans l'avoir amendé.

 

La version issue du Sénat est, après lecture de son texte, assez profondément modifiée :


  • Le Sénat a modifié le futur article L. 331-20 du Code de la propriété intellectuelle précisant que HADOPI doit procéder "à l'examen des faits" et constater "la matérialité des manquements à l'obligation définie à l'article L. 336-3". C'est un coup dur pour le projet de loi, car il était initialement prévu que suffirait de constater la présence d'une adresse ip sur un réseau P2P proposant une oeuvre protégée pour que la riposte graduée démarre. S'il faut que HADOPI vérifie pour chaque adresse ip que l'oeuvre est vraiment téléchargée par l'adresse en question, cela va ralentir considérablement la sanction. A ce propos, et contrairement à ma news précédente plutôt pessimiste, je note que, dans les débats sénatoriaux, il est fait état  de ce que "il est « simple » de faire accuser un internaute innocent en fournissant son adresse IP, celle de son routeur wi-fi, voire celle de son imprimante, en dépit des systèmes de surveillance.". Cela fait écho à la déclaration du site piratebay qui indiquait distribuer des adresses ip d'internautes innocents dans la liste des ip attachés au téléchargement d'un fichier, ce qui veut dire que nos sénateurs sont quand même conscients de certaines réalités.
  •  

  • Le Sénat a restructuré la riposte graduée. Initialement, les différentes étapes prévues (email, lettre simple, lettre recommandée) avant la mise en place de sanctions étaient optionnelles, c'est à dire que l'HADOPI aurait pu sauter certaines de ces étapes, voire filer directement vers la sanction.La rédaction du sénat du projet des articles L. 331-24 et 331-25 lève toute ambiguïté. L'HADOPI doit d'abord envoyer un email rappelant, en substance, que pirater c'est illégal et dangereux pour l'industrie culturelle. En cas de renouvellement de l'infraction dans un délai de 6 mois on passe à la lettre recommandée avec accusé de réception. Cela risquant de faire flamber le budget, l'article prévoit très précisément une "lettre remise contre signature ou de tout autre moyen propre à établir la preuve de la date d'envoi de cette recommandation et celle de sa réception par l'abonné.". Et, si passée une année à compter de cette lettre recommandée une nouvelle infraction est commise, l'HADOPI peut passer aux sanctions.
  •  

  • Le Sénat a modifié également le projet de l'article L.331-24 afin que soit précisé que l'email ou la lettre envoyée par HADOPI "ne divulgue pas les contenus des éléments téléchargés ou mis à disposition". Ceci afin de préserver la vie privée des internautes, y compris donc vis-à-vis de leur famille ou amis (bref, de celui qui est titulaire de la ligne utilisée pour pirater) qui téléchargent des films de [k].
  •  

  • Le Sénat demande que la lettre soit motivée. Cet amendement ajouté par le sénat s'explique dans les débats comme suit: "Le projet de loi prévoit que les recommandations adressées par la commission de protection des droits doivent rappeler à l'abonné son obligation de respecter les droits d'auteur et droits voisins et doivent l'avertir des sanctions qu'il encourt en cas de renouvellement. Or sachant, d'une part, que ces recommandations ne sont pas contestables, qu'elles sont le préalable à une sanction éventuelle qui va jusqu'à la suppression de l'abonnement, sachant, d'autre part, qu'il peut arriver, et très certainement dans de nombreux cas, que l'abonné ne soit pas l'auteur des manquements aux obligations de l'article L. 336-3, il semble souhaitable que l'abonné sache ce qui lui est reproché et quel est l'objet de cette mise en garde. L'abonné doit être en mesure de se défendre et de pouvoir contester la sanction ultérieure. En conséquence, il est impératif que l'abonné puisse connaître les faits qui lui sont reprochés.C'est pourquoi, cet amendement prévoit que la recommandation soit motivée et qu'elle mentionne au moins une oeuvre ou un objet protégé par un droit d'auteur ou un droit voisin auquel il a été porté atteinte." Notons que certains sénateurs ont refusé que l'objet ou l'oeuvre protégée soit mentionnée pour des raisons de vie privée. Ils ont ainsi indiqué "il importe que les recommandations envoyées au détenteur de l'adresse IP précisent le jour et l'heure de l'infraction constatée mais aller plus loin porterait atteinte à la vie privée". En l'état, si le texte se contente d'exiger que les recommandations soient motivées, sans plus de précisions, on peut déduire des débats sénatoriaux que par "recommandations", on entend précision du jour et de l'heure de l'infraction constatée.
  •  

  • Le Sénat réaffirme le caractère contradictoire de la procédure ainsi que la possibilité de contester les sanctions. Le projet de loi prévoit en effet que HADOPI peut prononcer des sanctions "après une procédure contradictoire", et que HADOPI "notifie à l'abonné la sanction prise à son encontre et l'informe des voies et délais de recours". Un décret futur nous éclairera sur le tribunal à saisir (on sait juste pour l'instant que c'est un tribunal judiciaire qui devra examiner les recours) et dans quel délai, mais le principe est bien là, ce qui est important.

  • Au niveau des sanctions, le Sénat prévoit la suspension de « l’accès au service » des internautes pour un mois minimum (au lieu de 3 mois, comme prévu initialement) et jusqu'à un an, en contraignant l'internaute à continuer de payer son abonnement avec « impossibilité, pour l’abonné, de souscrire pendant la même période un autre contrat portant sur l’accès à un service de communication au public en ligne auprès de tout opérateur ».
  •  

  • Le Sénat préconise, « en fonction de l’état de l’art », plutôt que de couper internet, d'en limiter les services, à condition « que soit garantie la protection des Å“uvres et objets auxquels est attaché un droit d’auteur ou un droit voisin ».
  •  

  • Le texte du Sénat préconise également de donner « une injonction de prendre des mesures de nature à prévenir » les atteintes, sous astreinte le cas échéant (c'est-à-dire obligation d'installer par exemple un système anti piratage à compter de tel jour, sous peine d'avoir à verser 100 € par jour de retard).  Cette mesure est réservée aux sociétés pour lesquelles il n'est pas possible de suspendre l'accès à internet.
  •  

  • L’HADOPI devra aussi encourager le développement de l’offre commerciale légale sur Internet. Le Sénat prévoit notamment l’octroi par l’HADOPI d’un label aux offres commerciales destiné à permettre aux usagers d’identifier clairement le caractère légal de ces offres.
  •  

  • L'HADOPI prévoit une information dans les écoles. Le projet de loi modifié par Sénat complètera en effet l'article L. 312-9 du code de l'éducation qui prévoit un brevet informatique et internet, qui dispensera une information "sur les risques liés aux usages des services de communication au public en ligne, sur les dangers du téléchargement et de la mise à disposition illicites d'Å“uvres culturelles pour la création artistique, ainsi que sur les sanctions encourues en cas de manquement". Attendons-nous donc à voir défiler des Pandas du téléchargement illégal dans les écoles.
  •  

  • Le Sénat a aussi profondément modifié la structure de la haute autorité (l'HADOPI donc) en ce qui concerne son rôle consultatif, informatif et aussi quant à la qualité des membres qui la composent. Notamment, on note qu'il s'agit maintenant d'agents assermentés astreints au secret professionnel.
  •  

  • Le Sénat a également prévu une sorte de "label de qualité" pour les offres légales (L. 331-36 du Code de la propriété intellectuelle)
  •  

  • Le répertoire des contrevenants est maintenu, tout comme la possibilité de faire une transaction avec la Haute Autorité.
  •  

    Je n'ai fait que retracer les grandes lignes des amendements votés par le Sénat, et vous voyez donc, mea culpa, que ce dernier, en dépit de son vote massif en faveur du projet de loi, a cependant ajouté des garanties qui n'existaient pas initialement.

     

    La défense HADOPI n'est donc pas terminée puisqu'il revient à l'Assemblée nationale de voter à son tour, ce qui se fera probablement fin de l'année ou début de l'année prochaine. Puis, le Conseil constitutionnel sera vraisemblablement saisi.

     

    Mais la partie comporte une autre faction, l'Européenne. Cette dernière n'est pas inactive et nous verrons, dans une prochaine news, quel est son système de défense (le paquet télécom et l'amendement 138), comment ce système interfère avec celui du joueur français, et surtout, comment les héros de chaque camp ont essayé d'agir sur l'autre.

     

    Pressez donc F6, faites une sauvegarde, et nous reprendrons prochainement.

     

    Stay tuned true believers

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



    lesmedia

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    vignete
    04
    11
    2008
    Jeremy / 16H04
    Sauf si je dis des conneries : toi. Et CPC s'ils ne le virent pas lorsque c'est demandé "gentiment".
    sep_news
    flbl / 16H53
    Grand_Maître_BD'ailleurs, la Cour d'Appel d'Aix en provence a jugé, dans un arrêt du 10 mars 2004, que, si une personne "ne proposait pas aux internautes le téléchargement direct de logiciels de jeux contrefaits, il faisait néanmoins apparaître sur son site des liens renvoyant à d’autres sites proposant le téléchargement illégal de tels jeux", il s'agissait d'une "une complicité de contrefaçon par fourniture de moyens".
    Il y avait aussi le cas des annonceurs et régies pub qui payent les sites de "piratins" pour afficher leurs bandeaux mais je ne sais pas comment ça a fini. Et aussi le cas de google (valable pour n'importe quel moteur de recherche ou annuaire qui recense des sites de "piratins") mais là je ne sais pas si ça a été jusqu'au tribunal.
    sep_news
    flbl / 17H05
    Grand_Maître_BMais note que le but de la loi n'est pas de vaincre le piratage mais de le réduire très fortement. Le commun des mortels qui downloade sur emule ou par torrent ne saura pas s'adapter facilement à des solutions de cryptage.
    Pour emule l'option est déjà disponible (quelques cases à cocher je crois) et l'option du le réseau décentralisé existe déjà aussi pour éviter les problèmes lié au serveur. Pour bittorrent l'option est déjà disponible aussi (quelques cases à cocher) et les fichiers torrent décentralisés existent déjà aussi pour éviter les problèmes liés au tracker. Le commun des mortels, il aura probablement rien de plus à faire que de lire un tutoriel, de demander à un pote qui a lu un tutoriel ou de cliquer lui même pour activer l'option dans son logiciel p2p. Ça se voit que cette loi va surtout pénaliser ceux qui n'ont pas de connaissances techniques pour se défendre, c'est à dire pas les "piratins" mais les utilisateurs de napster ou kazaa.
    sep_news
    Grand_Maître_B / 17H38
    flblPour emule l'option est déjà disponible (quelques cases à cocher je crois) et l'option du le réseau décentralisé existe déjà aussi pour éviter les problèmes lié au serveur. Pour bittorrent l'option est déjà disponible aussi (quelques cases à cocher) et les fichiers torrent décentralisés existent déjà aussi pour éviter les problèmes liés au tracker. Le commun des mortels, il aura probablement rien de plus à faire que de lire un tutoriel, de demander à un pote qui a lu un tutoriel ou de cliquer lui même pour activer l'option dans son logiciel p2p. Ça se voit que cette loi va surtout pénaliser ceux qui n'ont pas de connaissances techniques pour se défendre, c'est à dire pas les "piratins" mais les utilisateurs de napster ou kazaa.
    Sauf erreur, et ça m'intéresse d'avoir votre avis, les options de cryptage des logiciels P2P, genre utorrent, servent à crypter les transactions vis à vis du FAI (et donc à éviter qu'il ne bloque des ports utilisés pour un traffic P2P) mais les adresses ip sont toujours très visibles et donc topables. Quant aux torrents décentralisés, j'avoue être surpris. Je connaissais les réseaux privés, mais décentralisés.....C'est pas le principe même d'un torrent ? En résumé, et sauf erreur, il n'existe pas encore de solutions d'anonymisation de son adresse ip lorsqu'on utilise un logiciel P2P non ?
    sep_news
    fitfat / 17H48
    Grand_Maître_B>Justement, c'est cette adaptation qui me semble être sous-estimé. Car, techniquement, il n'y a pas réellement besoin d'une action de la part de l'utilisateur pour ne serait-ce que crypter le flux de donnée (y compris pour la génération des différentes clefs). A part mettre à jour son client, l'utilisateur n'a rien à faire de plus complexe que ce qu'il ne fait déjà. Dans le pire des cas, leurs connaissances un peu plus expérimentés peuvent leur donner un coup de main. A ce moment, les agents assermentés ne pourront plus faire grand-chose pour repérer les échanges illicites, à moins de lancer eux-même des téléchargements de fichiers illégaux afin de noter les IPs des personnes qui reçoivent/envoient ce même fichier. Mais je suis pas sûr que ce soit une méthode très légales et si les données ainsi récoltés seront recevables. Et quand l'utilisateur se sentira de nouveau en sécurité, le message sera certainement oublié aussitôt. [edit] Puisque, tu le demande, voici le principe de base : l'anonymat complète est très difficile à obtenir. Même si Freenet y arrive, c'est loin d'être performant. En revanche, même s'il est difficile de cacher qui télécharge, il est très facile de cacher ce qui est téléchargé. Et sans cette info, toute procédure est bloqué. L'idée est de chiffrer les données via un algorithme de chiffrage symétrique (une seule clef pour chiffrer/déchiffrer les données). Une méthode très rapide et très solide même avec une petite clef. La NSA recommande par exemple un AES avec une clef 192bit ou 256bit pour chiffrer les documents top secret de son gouvernement. Néanmoins, la clef symétrique est le point faible. Pour corriger ça, elle va être crypter via un algorithme asymétrique (une clef dite public qui sert à chiffrer les donnés mais qui ne peut les déchiffrer et qui est envoyer à qui veut, une autre dite privé qui sert à les déchiffrer). Une méthode lente et très solide à partir du moment où la clef est suffisamment grande (par exemple, pour du RSA, la clef doit faire 1024bit minimum, mais 2048 et 4096 sont recommandés). Vu qu'il n'y a que la clef symétrique de 256bit à chiffrer de cette manière, la puissance de calcul et le temps de chiffrage n'est pas un problème. En revanche, le temps de génération de la paire de clef peut-être très long (plus d'une dizaine de minute). Mais vu que la génération des pairs reste rare (au pire, à chaque installation du logiciel si on ne pense pas à les sauvegarder), c'est largement acceptable. Donc Alice broadcast sa clef public. Bob de son coté, génère une clef symétrique temporaire différente pour chaque fichier/paquet et chiffre les données destinés à Alice avec. Il chiffre la clef temporaire avec la clef public d'Alice et lui envoie le tout (sauf la clef public, bien sur). Alice déchiffre la clef temporaire avec sa clef privée et déchiffre les données avec la clef temporaire. Bien sur, toutes ces étapes peuvent être complètement automatisée, sans que l'utilisateur n'ai à intervenir. [/edit]
    sep_news
    Perlin / 18H06
    Grand_Maître_BDu coup, si le volume de piratage baisse mécaniquement, les nouveaux pirates, plus hardcores, ne devraient pas être trop embêtés. Un peu comme dans les années 80 !
    J'en été sûr, les majors non rien à voir avec cette loi, en fait c'est un complot des fabricants de dvd vierges (L'Europe quand à elle étant soutenue par les fabricants de disques durs)! :ninja:
    sep_news
    Jotunn / 18H14
    Dites, je me demandais juste que vont faire les personnes assermentées chargées de contrôler tout ça quand elles verront passer leur nom ou celui d'un proche? hmm? ils ont beau être assermentés ils ne sont pas des machines... mort de rire...
    sep_news
    Jeremy / 18H57
    fitfatsnip...
    Le problème n'est pas le fait de cacher les données. Ce que font les boîtes ricaines qui tentent de combattre le piratage est simplement de mettre en place de gros serveurs qui seedent et leechent comme des brutes. Tout en stockant les IP vers où les packets sont envoyés (salut, je viens de recevoir un bout du dernier AC/DC de l'IP xxx.xxx.xxx.xxx à telle heure, ou je viens de lui envoyer). Ca fonctionne pas trop mal sorti de certains trackers qui s'amusent à spoofer avec de fausses IP, mais il y a toujours des vrais gens qui se font vraiment prendre la main dans le sac. Parce que, quoi qu'on en dise, le piratage reste du vol. Il faudrait juste que les méthodes utilisées pour le combattre ne foutent pas en l'air tout ce qui est vie privée du citoyen lambda qui va chatter avec ses potes.
    sep_news
    fitfat / 19H49
    Jeremy>Et un bout de fichier téléchargé par une IP pourrait suffire à établir que l'IP en question à piraté l'œuvre ? Si quelqu'un télécharge un fake, s'en rend compte en cours de route et annule le téléchargement, il peut-être accusé d'avoir piraté le fake ? [edit] Grand_Maître_B>A oui, merci. J'avais compris à l'envers. Je pensais qu'il laissaient 6 mois puis 1 ans à l'utilisateur pour s'exécuter. Sinon, pour l'anonymat complet, il "suffit" de redéfinir l'IP de chaque PC (en plus du cryptage, de la steno et du brouillage). C'est le principe de Freenet. Chaque client inclue une sorte de serveur DNS simplifié qui ré-attribut une adresse aux autres machines. C'est pas la solution la plus légère mais Freenet montre que c'est possible. Le seul défaut, c'est qu'il faut un parc informatique important pour que ce soit efficace. [/edit]
    sep_news
    Grand_Maître_B / 19H53
    fitfatHors la 1ère coupure intervient au plus tôt 1 ans et demi après la 1ère lettre envoyé.
    Alors, attention, c'est une année et demi au plus tard! Si tu commets un acte de contrefaçon le lundi, tu reçois un mail. Tu recommences à pirater dans un délai de 6 mois, (donc dés le lendemain ou même dans la minute qui suit, le projet de loi ne précise pas) hop, tu reçois la LRAR. Tu recommences dans un délai d'une année à compter de cette LRAR (donc, à nouveau, dés le lendemain ou dans la minute qui suit), hop, on passe aux sanctions. ça peut donc aller très vite. Comme le projet de loi prévoit en l'état que chaque étape précède la suivante, j'en conclus (mais peut être à tort) que si tu copies 4 fichiers successivement dans la même journée, ça ne compte que pour un piratage, puisque tu n'as pas encore reçu l'email. A la seconde qui suit l'email, si tu repirates un fichier par heure jusqu'à la LRAR, ça compte que pour un seul piratage, puisque justement tu n'avais ps reçu la LRAR. Et à la seconde qui suit ta réception de la LRAR, on peut passer aux sanctions de coupure. En revanche, passé le délai de 6 mois ou celui d'une année, l'Hadopi doit repartir à zéro et recommencer à envoyer l'email préliminaire. Je recopie ci-après pour mémoire les 331-24 et 331-25 « Art. L. 331-24. – Lorsqu'elle est saisie de faits constituant un manquement à l'obligation définie à l'article L. 336‑3, la commission de protection des droits peut envoyer à l'abonné, sous son timbre et pour son compte, par la voie électronique et par l'intermédiaire de la personne dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne ayant conclu un contrat avec l'abonné, une recommandation lui rappelant les prescriptions de l'article L. 336‑3, lui enjoignant de respecter cette obligation et l'avertissant des sanctions encourues en cas de renouvellement du manquement. La recommandation doit également contenir des informations portant sur les dangers du téléchargement et de la mise à disposition illicites pour la création artistique. « Cette recommandation par voie électronique ne divulgue pas les contenus des éléments téléchargés ou mis à disposition. « En cas de renouvellement, dans un délai de six mois à compter de l'envoi de la recommandation visée au premier alinéa, de faits susceptibles de constituer un manquement à l'obligation définie à l'article L. 336-3, la commission peut adresser une nouvelle recommandation par la voie électronique, dans les conditions prévues au premier alinéa. Elle peut assortir cette recommandation d'une lettre remise contre signature ou de tout autre moyen propre à établir la preuve de la date d'envoi de cette recommandation et celle de sa réception par l'abonné. « Cette lettre ne divulgue pas les contenus des éléments téléchargés ou mis à disposition. « Le bien-fondé des recommandations adressées en vertu du présent article ne peut être contesté qu'à l'appui d'un recours dirigé contre une décision de sanction prononcée en application de l'article L. 331-25. La recommandation porte mention du numéro de téléphone ou de l'adresse postale ou électronique. L'abonné destinataire informé auparavant par courrier ou par voie électronique peut adresser des observations à la commission de protection des droits. « Ces recommandations sont motivées. « Art. L. 331-25. – Lorsqu'il est constaté que l'abonné a méconnu l'obligation définie à l'article L. 336-3 dans l'année suivant la réception d'une recommandation adressée par la commission de protection des droits et assortie d'une lettre remise contre signature ou de tout autre moyen propre à établir la preuve de la date d'envoi de cette recommandation et celle de sa réception par l'abonné, la commission peut, après une procédure contradictoire, prononcer, en fonction de la gravité des manquements et de l'usage de l'accès, la ou les sanctions suivantes : PS: merci à toi Fitfat pour m'avoir expliqué le coup des torrents et du chiffrage asymétrique ;)
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