

Et de l’action, vous allez en bouffer. La dizaine de secteurs que compose le jeu est en effet bourré d’ennemis toujours plus puissants, sans compter les innombrables tourelles de sécurité ou les boss de fin de niveau qui, dans la plus pur tradition des Metroid et autres jeux d’action/plateforme en 2D, vous donneront des envies de suicide particulièrement violentes. Iji pourra récupérer au cours du jeu jusqu'à 10 armes, mais peut en plus en combiner certaines pour en faire de nouvelles, particulièrement DEVASTATRICES MOUAHAHAHAHAH. Pardon. Et si certaines armes sont très drôlea à utiliser, les combats ne sont pas en reste : bien bourrins, ils arrivent en plus à être tactique grâce à une caractéristique amusante : les ennemis peuvent se blesser entre eux. Il devient alors jouissif de s’arranger pour neutraliser des hordes entières d’ET sans tirer une seule balle ou tout simplement de s’asseoir et d’admirer le spectacle de ces braves soldats s’entretuant, un paquet de pop-corn à la main.
Au niveau de la difficulté, certains passages sont bien hardcore et demanderont d’être refaits plusieurs fois avant que ça passe. D’autant qu’il ne sera possible de sauvegarder qu’à la fin de chaque niveau et croyez-moi, ça fout bien les boules de devoir se retaper un secteur entier parce que Windows a décidé de redémarrer en pleine bataille contre Sniffer, le poulpe maléfique.
Mais bon ceci dit, un jeu d’action en 2D contre des vilains extraterrestres, c’est pas ce qu’on fait de plus original. Pourquoi je me casse le cul à en parler alors ? Parce que justement, ce n’est pas qu’un jeu d’action en 2D contre des vilains extraterrestres.

Je l’ai dit au début, l’amie Iji qui vit dans les Fiji (ou pas en fait, c’était juste pour l’allitération) est un cyborg. Elle possède donc de nombreuses caractéristiques que pouvez améliorer au fur et à mesure de l’aventure en récupérant des boules d’énergie qui vous feront grimper de niveau. Oui, iji se paye en plus le luxe d’être un RPG, les quêtes et les gnomes en moins. Les caractéristiques sont variées et vous permettront de vous faire un perso correspondant à votre style de jeu : force, puissance, maniement des armes Tasen ou Komato (les deux races extraterrestres), santé… c’est classique mais efficace, et notez qu’amener une carac au niveau 10 vous offrira un petit bonus (on appelle ça une « perk » de nos jours). Par exemple, la caractéristique « strentgh » vous permettra d’augmenter la puissance de votre mandale, tandis que le « crack » vous permettra de hacker tourelles et ennemis, mais aussi d’améliorer vos armes. Mais le côté RPG d’Iji ne se limite pas à ca : votre façon de jouer influe en effet sur les dialogues mais surtout sur les réactions des ennemis. Sans vous en dire plus, jouer le pacifiste peut se révéler particulièrement gratifiant tandis que se frayer un chemin avec autant de douceur qu’un T-34 dans un magasin de porcelaine attirera des commentaires méprisants et rendra notre héroïne particulièrement tarée. Bref, Iji est doté d’une rejouabilité assez énorme de par ces caractéristiques, mais aussi de par les nombreux secrets et talents cachés parsemés dans les niveaux. En plus le jeu est long (fini en un peu plus de 3 heures en mode de difficulté hard) et pas si moche que ça, à la différence de la femme de Bill Gates.
J’aimerais terminer par un trait d’humour : savez-vous quel animal représente le boss final de ce soft ? Non ? Ben la tortue, parce que le General Tor tue ! (vous en l’occurrence). Ah ah, sacré Ruquier.
Aide : Tuez les ennemis à l’aide de vos armes, allez jusqu'à la fin du niveau et surtout, surtout, évitez de mourir. De rien.
Aide (bis) : Pour pouvoir redistribuer les points vers des caractéristiques différentes, accroupissez-vous, appuyer sur « c » quatre fois et « z » une fois. Si c’est vrai là, je ne déconne pas.
Download : ça se passe ici
» Aller au forum