Les docteurs ès revenants affamés sont invités à me contredire, mais il me semble que les récits contant les festins de zombies durant la période de Noël sont plutôt rares. La non-exploitation d'un tel contexte est d'autant plus curieuse que, dans la réalité, la fin de la trêve hivernale est l'occasion pour de nombreux morts médiatiques de s'arracher de leur condition pour mieux terroriser les vivants.
Après Richard Garriott, c'est ainsi Jack Thompson, avocat célébré pour ses sorties anti-jeux vidéo et sa radiation du barreau, qui a profité de la transition 2008/2009 pour faire ce que nous faisons tous les soirs, Minus, tenter de conquérir le monde. Non pardon, tenter de couler Take Two et d'humilier son dirigeant, Strauss Zelnick. Ayant remarqué que l'action de l'éditeur de Grand Theft Auto végétait aux environs de 7-8$ (alors qu'Electronic Arts en proposait 26 il y a quelques mois, ouch), Jacko s'est empressé d'en acheter une poignée afin d'être en mesure d'inciter les autres actionnaires de la société à éjecter le sieur Zelnick, traité au passage d'incompétent.
L'insulte a beau être relativement soft en comparaison du "nazi" d'antan, on peut légitimement se demander pourquoi Thompson éprouve tant de haine à l'égard de ce monsieur. Simple : Zelnick est un mauvais chrétien. Emu par l'affaire, Game Politics a pour le prouver sorti de sa hotte un échange d'emails pour le moins croquignolet où l'on peut lire en vrac que la chute de l'action Take Two est le fruit d'une volonté divine, que Thompson vit ses propres mésaventures comme une bénédiction et que s'il ne veut pas vivre "une éternité de punitions", Zelnick ferait mieux "de se repentir et d'accepter le Christ comme je l'ai fait il y a 32 ans ce mois", le tout arrosé d'explication des écritures de Saint Paul. Waoh, vivement qu'il arrive aux passages écrits par Ezekiel.
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