Prenez Jason Holtman. Personne ne sait qui est ce monsieur (en gros c'est le type du business et des affaires juridiques, celui qui reluque souvent le fessier de la brunette de la compta), et pourtant, il est aussi incollable que Newell et Doug Lombardi sur ces questions. De passage dans une école de droit dans le cadre du sommet Game Business Law, il a ainsi tenu à rappeler la façon dont les créateurs de Team Fortress 2 considèrent les pirates, à savoir comme des clients insatisfaits. Et le bonhomme d'expliquer à titre d'exemple que la Russie est un marché tout beau tout neuf, plein de jeunes gens simplement las d'attendre six mois la localisation ou la distribution d'un titre et prêts à se priver de vodka si on leur en donne l'occasion.
Holtman ne s'est bien sûr pas arrêté en si bon chemin, brossant les fesses des joueurs PC dans le sens du poil en évoquant le parc de machines installées dans les foyers, bien plus vaste que celui des consoles, et en insistant sur le fait qu'un joueur doit être bichonné et choyé à la sauce Hansel et Gretel afin de le rendre plus vulnérable. Ce qui passe par des promotions et essais gratuits, mais aussi par la mise à jour continue des produits vendus : Holtman estime ainsi qu'il est bien mignon de facturer le DLC, mais que les ventes se portent aussi bien voire mieux quand ces ajouts sont considérés comme partie prenante d'un service sur le long terme et donc gratuits pour l'utilisateur.
Quant à l'opposition distribution numérique/physique (laquelle rend certains éditeurs frileux à l'idée que le second vampirise le premier), elle lui paraît infondée, les chiffres récoltés par Steam révélant que les "free week-ends" de Valve affectent aussi bien les ventes en magasin que celles en ligne. Bref, il a tout compris, et pourtant rien ne dit qu'il soit abonné chez Free.
Peut-être une once de lumière avec le rachat des jeux Gas Powered Games par Stardock, qui sait...
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