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Intel investit en France dans la recherche

« La recherche est vitale à la compétitivité et la santé économique d’un pays », Craig Barret, Chairman d’Intel, 5 Mars 2009.

Sans vouloir entrer sur le terrain politique, une constatation s’impose : en France, les investissements privés dans les organismes de recherche universitaire public sont rares, voire inexistants, alors que ce type de partenariat est courant aux Etats-Unis. Pourtant, les choses sont visiblement en train de changer puisqu’Intel a annoncé il y a quelques jours la création d’un laboratoire commun avec le CEA (Commissariat à l’énergie atomique), l’UVSQ (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) et le très pompeux GENCI (Grand Equipement National de Calcul Intensif). Prévu pour durer cinq ans et baptisé « Ex@tec », le projet a pour objectif de développer les technologies matérielles et logicielles nécessaires à produire et exploiter des systèmes « exascale », c’est-à-dire capables d’effectuer un milliard de milliards d’opérations par seconde (1018).

Pour rappel, le super calculateur actuel le plus performant au monde, l’IBM Roadrunner et ses 129.600 cœurs, atteint « à peine » 1.1 Petaflop, soit 1000 fois moins que l’Exaflop dont il est question ici. Selon le CEA, le projet Ex@tec devrait permettre la construction du premier système pétaflopique européen en 2010. Nul doute qu’Intel attend de ce partenariat de nouvelles technologies logicielles permettant de mieux tirer parti des systèmes massivement multi-cœurs. Car exploiter la substantielle moelle d’une machine dotée d’une telle puissance reste de toute façon bien plus compliqué que de la produire…