Tandis que le premier rattrappe son retard et que le second tente de s'imposer comme l'incontournable du créneau, l'éditeur de Sins of a Solar Empire a choisi une troisième voie, celle du dévouement (ou du populisme, si vous êtes Eric Zemmour). Plutôt que de se retrancher dans son coin, Stardock a en effet mis au point une technologie ne dépendant pas de la plate-forme de distribution. Son nom : G.O.O., pour Game Object Obfuscation. Son mode d'action : il permet aux développeurs "d'associer en un unique fichier crypté leur exécutable et Impulse Reactor, la suite d'outils de développement de Stardock".
Concrètement, la première fois que vous utilisez un jeu certifié G.O.O., vous devez l'activer en ligne avec un numéro de série et votre email. Ensuite, plus besoin de vous connecter pour jouer, le produit est lié à un compte utilisateur dédié. Mais alors ça change quoi ? Ca change que cette solution, en plus de proscrire l'usage de DRM contraignants, devrait permettre aux utilisateurs de transférer leurs licences à des joueurs de leur choix, donc de revendre leurs acquisitions numériques. Autre avantage, plus utopique encore : la possibilité future d'activer le jeu sur la plate-forme de son choix, afin de ne pas être privé de son bien si l'un des acteurs du secteur venait à disparaître.
Evidemment, pour que tout ça soit plus qu'une chimère, il va encore falloir que les éditeurs acceptent que le marché parallèle de l'occasion se développe de la sorte et que les concurrents d'Impulse soutiennent cette méthode universelle. Ce message s'autodétruira dans cinq secondes.
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