Or, si les deux gros fondeurs qui produisent les GPU de Nvidia (TSMC et UMC) viennent bien de recevoir les commandes pour les GT218 (40 nm entrée de gamme) et GT214/216 (40 nm moyen de gamme), aucune trace du GT212, la déclinaison 40 nm haut de gamme. Ce GT212 devait embarquer 384 Stream Processors au lieu de 240 et supporter la GDDR5, de quoi proposer des performances impressionnantes. A première vue, comme certains de mes illustres collèges anglais, on pourrait être tenté de dire « Ouh les nuls ! Même pas capable de produire leurs mastodontes en 40 nm ! ». Pourtant, en y réfléchissant, l’absence du GT212 semble résulter d’un choix stratégique plutôt qu’imposé par des contraintes techniques. Si l’on regarde l’état actuel du marché, Nvidia n’a quasiment aucune concurrence dans le haut de gamme : les GeForce 285 et 295 sont déjà incontestablement plus performants que les Radeon HD 4890 et 4870 X2. Non, le principal problème, c’est la rentabilité dans le milieu de gamme, là où sont générées la majorité des marges. Le maquillage des anciens GPU à coup de changement d’étiquettes ayant eu ses limites, il était temps de renouveler ce segment.
Dans ces circonstances, Nvidia semble avoir choisi de mettre le paquet sur les GT214/216 quitte à délaisser un GT212 qui n’aurait eu quasiment aucun impact sur les bénéfices. Tout ceci nous laisse envisager un très net regain des GeForce dans les mois à venir et ceci, pour deux raisons. Premièrement, un processeur gravé en 40 nm et basé sur l’architecture GT200 sera forcément beaucoup mieux armé pour rivaliser avec AMD dans le milieu et l’entrée de gamme que les GPU actuels. Ensuite, la supériorité technique de Nvidia ne cesse de grandir : si le GT212 avait été produit, il aurait pulvérisé les Radeon HD 4800 alors même que la prochaine génération (le GT300) est attendue dés la fin de l’année.
Tout ceci a un fort gout de déjà-vu. Il y a quelques années, AMD dominait Intel, empêtré dans ses problèmes de productions, grâce à des Athlon 64 X2 certes vieillissants, mais dont le rapport performance/prix surpassait sans peine celui de son concurrent. Endormi sur ses lauriers, AMD n’avait pas vu venir les Core 2 et ne s’en est d’ailleurs toujours pas remis…
Oui c'est un gros troll poilu, donc n'y prêtez pas trop attention.
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