Un an a passé, l'affaire a été jugée (l'adolescent a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation et condamné à 9 mois de prison avec sursis), et visiblement la prudence peut aller se faire voir. En tout cas, la VGMG et son cofondateur se sentent autorisés à taxer les films et les jeux vidéo "violents" de complicité de meurtre, au point de se demander si "les producteurs et les vendeurs de représentations de violence n’auraient pas dû se trouver sur le banc des accusés en même temps que l’adolescent". Après tout, ils peuvent s'appuyer sur le témoignage d'un membre survivant de la famille, ainsi que sur le réquisitoire du procureur du Canton de Schwyz, selon lequel "sans modèles provenant des jeux vidéo violents, il en serait probablement resté au désir de meurtre malgré une «situation familiale très tendue".
C'est cette analyse, traduite en français et publiée dans Horizons et Débats, que je vous invite à découvrir. En effet, la plupart des productions de Roland Näf ou de la VGMG sont en allemand, ce qui rend leur évaluation difficile. Là, au moins, on a un article dans la langue de Familles de France, complet et détaillé, bien qu'il ne donne aucun titre de jeu vidéo mis en cause. A part un, dans l'encart à la fin de l'article : Mega Shooter.
C'est ce qu'on prend en France pour un vol de caisse, à peu près.
» Aller au forum