postit
Réseau CPC BARRE DE VIE BAS GROS POING Crunchez vos adresses URL
|
Calculez la conso électrique de votre PC
|
Hébergez vos photos
Samedi 26 Mai, 2012
Allez, encore une, et j'arrête de rafraichir la page
Le site du jeu vidéo et du PC dont vous êtes le héros
image_couly_96 Canard PC cadre_recherche
Partager
img/news/40502/709_image_06_50724_8195_737x308.jpg

ACTUALITÉ > Jurigeek > Hadopi Banane !

Hadopi Banane !
23 octobre 2009

H
adopi Banane, c'est un cri de victoire, poussé par l'Elysée, qui résonne aujourd'hui aux oreilles frémissantes des internautes.
H
adopi Banane, c'est aussi un cri d'amour de notre Président, lancé à l'intention des majors, des réseaux de distribution old school et des acteurs d'un internet civilisé.
H
adopi Banane, c'est enfin un résumé concis de la décision rendue par le Conseil constitutionnel au sujet de la loi relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet.
Car le Conseil a refusé de considérer inconstitutionnelle la fameuse loi Hadopi 2, sauf pour un petit alinéa de rien du tout. En voilà les raisons principales :


- Le nouvel article L. 331-21-1 du Code de la propriété intellectuelle, dans sa rédaction issue de la loi HADOPI 2, dispose : " Les membres de la commission de protection des droits, ainsi que ses agents habilités et assermentés devant l'autorité judiciaire mentionnés à l'article L. 331-21, peuvent constater les faits susceptibles de constituer des infractions prévues au présent titre lorsqu'elles sont punies de la peine complémentaire de suspension de l'accès à un service de communication au public en ligne mentionnée aux articles L. 335-7 et L. 335-7-1.
" Ils peuvent en outre recueillir les observations des personnes concernées. Il est fait mention de ce droit dans la lettre de convocation.
Lorsque les personnes concernées demandent à être entendues, ils les convoquent et les entendent. Toute personne entendue a le droit de se faire assister d'un conseil de son choix.
Une copie du procès-verbal d'audition est remise à la personne concernée."

Le Conseil considère que cet article n'est ni bi-curieux, ni surtout ambigu ; qu'il est en résumé parfaitement clair, contrairement à ce que pensaient les requérants qui avaient saisi le Conseil sur le fait que les termes "faits susceptibles de constituer des infractions" n'étaient pas clairs, notamment à cause du mot "susceptibles".

Le Conseil ajoute que les tribunaux apprécieront au cas par cas, comme il leur appartient de le faire, si un supplément d'enquête ou d'instruction est nécessaire ou si les éléments de preuve rassemblés par les fonctionnaires et agents chargés de fonctions de police judiciaire suffisent à établir la culpabilité de la personne mise en cause et permettent, le cas échéant, la détermination de la peine.

 

- La loi HADOPI 2 modifie les articles 398-1 et 495-6-1 du Code de procédure pénale, ce qui permet de prévoir le mécanisme de l'ordonnance pénale pour les téléchargements illégaux : c'est un jugement pris rapidement par un juge qui constate, grâce au procès-verbal d'un agent "verbalisateur", la commission d'une infraction.

Vous connaissez déjà cette procédure, très utilisée en matière d'infractions au Code de la route. L'ordonnance pénale, que vous recevez chez vous, vous informe donc que vous avez été reconnu coupable et vous prévient de la condamnation qui a été prononcée contre vous. Mais vous pouvez contester ladite infraction devant un juge du Tribunal de police.

Pour les requérants, cette procédure judiciaire très simplifiée est contraire au principe constitutionnel d'égalité devant la justice, car les litiges relatifs à la contrefaçon sont bien trop complexes. Ils reprochaient aussi le fait que, si les victimes, c'est à dire les ayants droit, peuvent se constituer partie civile et demander au juge de se prononcer, toujours par ordonnance pénale, sur des dommages et intérêts, cela prive les défendeurs d'un procès équitable, puisque, qui dit procédure rapide, dit moyens de défense limités.

Pour le Conseil, eu égard justement aux particularités des délits de contrefaçon commis au moyen d'un service de communication au public en ligne, le législateur avait le droit de soumettre la poursuite de ces infractions à des règles spécifiques et en prévoyant que ces délits seraient jugés par le tribunal correctionnel composé d'un seul magistrat du siège ou pourraient être poursuivis selon la procédure simplifiée, le législateur a entendu prendre en compte l'ampleur des contrefaçons commises au moyen de ces services de communication.

Egalement, le Conseil rappelle que la procédure simplifiée prévue par les articles 495 à 495-6 du code de procédure pénale ne méconnaît pas le principe d'égalité devant la justice et qu’en conséquence, l'extension du champ d'application de cette procédure aux délits de contrefaçon commis par internet et la possibilité qu'une peine de suspension de l'accès à un tel service soit prononcée par ordonnance pénale ne méconnaissent pas davantage ce principe.

Enfin, le Conseil précise qu'aucune règle ne s'oppose à ce que le juge puisse également statuer, par ordonnance pénale, sur la demande de dommages et intérêts formée par la victime dès lors qu'il estime disposer des éléments suffisants lui permettant de statuer.

 

- La loi HADOPI 2 réintègre l'article L. 335-7 : " Lorsque l'infraction est commise au moyen d'un service de communication au public en ligne, les personnes coupables des infractions prévues aux articles L. 335-2, L. 335-3 et L. 335-4 peuvent en outre être condamnées à la peine complémentaire de suspension de l'accès à un service de communication au public en ligne pour une durée maximale d'un an, assortie de l'interdiction de souscrire pendant la même période un autre contrat portant sur un service de même nature auprès de tout opérateur.
" Lorsque ce service est acheté selon des offres commerciales composites incluant d'autres types de services, tels que services de téléphonie ou de télévision, les décisions de suspension ne s'appliquent pas à ces services.
" La suspension de l'accès n'affecte pas, par elle-même, le versement du prix de l'abonnement au fournisseur du service. L'article L. 121-84 du code de la consommation n'est pas applicable au cours de la période de suspension.
" Les frais d'une éventuelle résiliation de l'abonnement au cours de la période de suspension sont supportés par l'abonné.
" Lorsque la décision est exécutoire, la peine complémentaire prévue au présent article est portée à la connaissance de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet, qui la notifie à la personne dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne afin qu'elle mette en œuvre, dans un délai de quinze jours au plus à compter de la notification, la suspension à l'égard de l'abonné concerné.
" Le fait, pour la personne dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne, de ne pas mettre en œuvre la peine de suspension qui lui a été notifiée est puni d'une amende maximale de 5 000 €.
" Le 3° de l'article 777 du code de procédure pénale n'est pas applicable à la peine complémentaire prévue par le présent article."

Le Conseil nous dit à ce sujet que le fait que les délits de contrefaçon puissent être non seulement punis d'amendes et de peines de prison (n'oubliez pas que la loi DADVSI reste en vigueur) et aussi punis d'une peine complémentaire de coupure d'accès à internet avec interdiction de souscrire pendant la même période un autre contrat, portant sur un service de même nature, auprès de tout opérateur, ne méconnaît pas le principe constitutionnel de nécessité des peines. Ce n'est pas, pour le Conseil, une sanction disproportionnée. En outre, le Conseil ajoute que le fait que l'abonné doive continuer à payer l'abonnement à son FAI ne constitue ni une peine, ni une sanction ayant le caractère d'une punition et que cette disposition, qui trouve son fondement dans le fait que l'inexécution du contrat est imputable à l'abonné, ne méconnaît aucune exigence constitutionnelle.


- La loi HADOPI 2 crée un nouvel article L. 335-7-1 ainsi rédigé : " Pour les contraventions de la cinquième classe prévues par le présent code, lorsque le règlement le prévoit, la peine complémentaire définie à l'article L. 335-7 peut être prononcée selon les mêmes modalités, en cas de négligence caractérisée, à l'encontre du titulaire de l'accès à un service de communication au public en ligne auquel la commission de protection des droits, en application de l'article L. 331-25, a préalablement adressé, par voie d'une lettre remise contre signature ou de tout autre moyen propre à établir la preuve de la date de présentation, une recommandation l'invitant à mettre en œuvre un moyen de sécurisation de son accès à internet.
" La négligence caractérisée s'apprécie sur la base des faits commis au plus tard un an après la présentation de la recommandation mentionnée à l'alinéa précédent.
" Dans ce cas, la durée maximale de la suspension est d'un mois.
" Le fait pour la personne condamnée à la peine complémentaire prévue par le présent article de ne pas respecter l'interdiction de souscrire un autre contrat d'abonnement à un service de communication au public en ligne pendant la durée de la suspension est puni d'une amende d'un montant maximal de 3 750 €."

Le Conseil précise ici que cette peine complémentaire n'est pas floue, et que la négligence caractérisée est une notion qui ne revêt pas un caractère équivoque.


- Enfin, la loi HADOPI 2 modifie l'article 434-41 du code pénal qui punit d'une peine de deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende "la violation, par le condamné, des obligations ou interdictions résultant des peines... d'interdiction de souscrire un nouveau contrat d'abonnement à un service de communication au public en ligne résultant de la peine complémentaire prévue en matière délictuelle par l'article L. 335-7 du code de la propriété intellectuelle."

Pour le Conseil, cette disposition n'institue pas une peine manifestement disproportionnée.

 

En revanche,

 

- Le Conseil déclare inconstitutionnel le 2ème alinéa de l'article 495-6-1 du Code de procédure pénale, dans sa rédaction issue d'HADOPI 2, car ce dernier prévoit que, dans le cadre de la procédure pénale simplifiée, la victime (les ayants droit) pourra former une demande de dommages et intérêts et, le cas échéant, s'opposer à l'ordonnance pénale (si elle ne prononce pas lesdits dommages et intérêts ou si le montant n'est pas suffisant aux yeux de la victime).

Pour le Conseil, cette disposition ne fixe pas les formes selon lesquelles cette demande peut être présentée ni ne précise les effets de l'éventuelle opposition de la victime.

Cet alinéa est donc déclaré inconstitutionnel.

Alors, que penser de tout cela ? Je préparerai une autre news (voire un article papier) sur le sujet. Pour l'instant, digérons ces informations et poussons tous en cœur le cri de détresse de l'internaute inquiet:

 

Hadopi Banane !



lesmedia

News Suivante News Précédante

vignete
25
10
2009
tb-51 / 10H30
Oui , que se soit une location magasin ou une bibliothèque sa change rien :)
sep_news
WaGNe4 / 11H30
kasaPar exemple, je découvre un artiste via un des moyens de découverte légal (souvent deezer, sellaband, jamendo, imeem) et je passe à la caisse. J'achète un cd si je sais que 3 pistes vont me plaire (enfin je télécharge en rétribuant car je n'achète plus de support physique pour la musique), mais je n'ai pas dit pour autant que je m'accordais un budget illimité.
Là dessus on diverge c'est clair. Pour avoir acheté une fois un album en téléchargement légal qui m'a couté 11€, avec une putain de licence qui met 45 secondes à être vérifiée à chaque lancement de l'album et sans support, pas de photo, livret ou autre. Ben je réitérerai pas l'expérience de sitôt. De plus lorsque mon disque dur m'a lâché, il m'a fallu une semaine de négociation pour pouvoir télécharger cet album que j'avais pourtant déjà payé.
kasa Pas d'accord. La culture de masse oui, la vraie culture, la culture utile, enrichissante, non.
Je ne comprends pas. Tu me dis que la culture de masse est réservée à un cercle fermé, contrairement à ce que tu appelles la "vraie" culture ? Ah bon. Je persiste et je signe, ose me dire que toutes ces façons de découvrir l'art ou la culture sont accessibles pour tous et connues par tous. Une personne sur deux ne maitrise pas internet, on va donc leur dire que tant pis pour eux ils n'avaient qu'à apprendre ?! C'est écrit sur les murs de ta gare et de ta ville que tu peux découvrir plein de chose via des chemins autres que ceux que t'offrent systématiquement la télé et la radio (l'achat, l'achat, l'achat) ? Moi je vois bien plus souvent un bon gros "ACHETEZ L'OREAL".
kasa C'est un problème de société ça. Tous les pays industrialisés ont le même "problème". C'est aux gens d'utiliser leur moitié de cerveau non liquéfiée afin d'évoluer, de chercher de nouveaux horizons. Et c'est à ceux non soumis à cette assimilation cérébrale d'essayer d'ouvrir les yeux à leurs congénères. Tout le monde est un peu responsable si on bouffe de la merde à tout bout de champ.
Là on est d'accord mais c'est pas parce-qu'on a décidé que c'était un problème de société, ce qui, au passage n'a aucun sens, qu'on ne peut rien faire contre ça. Alors au lieu de se lamenter sur nos sorts on peut se bouger un peu de temps en temps, histoire de voir où est-ce qu'on peut faire avancer les choses avec nos petites mains. Et ça rejoint parfaitement ce que je disais dans mon post. Cette ouverture dont je parle, on ne l'aura pas si on ne l'exige pas, de toutes façons.
kasa Le problème, ce n'est pas le prix de l'accès à la culture, même de masse, mais c'est que la société de consommation pousse tout un chacun à vouloir plus que ce dont il a besoin. Quand je vois les prix des médias jeux/musique/films sur les boutiques en ligne, je ne trouve pas celà cher. Et pourtant j'ai des fonds très limités puisque je perds mon taff 3 fois par an. tired Le prix n'est pas un frein, c'est le fait de devoir lutter pour naviguer et traverser toute cette merde commerciale, ces réclames qui nous assaillent de toute part avant d'accèder ou de découvrir des artistes ou des morceaux de culture qui en valent la peine.
Détrompe toi, le prix est un frein pour énormément de monde. :LisezStThomasD'Aquin:
sep_news
vignete
26
10
2009
jojocanard / 16H56
Grand_Maître_BD'habitude, je veille à ne pas donner mon avis non juridique, mais là, je veux te dire que tu te trompes totalement de A à Z. Si tu crois que Hadopi 2 est une mauvaise nouvelle pour les pirates, c'est archi faux. Rien n'est plus simple que de contourner les sociétés qui vont à la pèche des adresses ip. Même les pirates neuneus finiront par savoir comment utiliser un vpn ou aller sur les binaries ou les sites de direct download domicilé à l'étranger. Non, cette loi est une mauvaise nouvelle pour tous les autres, ceux qui achètent, qui vont voir leur adresse ip se balader là où il ne faut pas à cause de leur réseau wifi que l'on peut craquer en 20 minutes montre en mains et c'est aussi une mauvaise nouvelle pour l'évolution de la société et du monde de l'entertainment, qui se referme sur un système dépassé par des moyens sécuritaires inadaptés. Mais j'arrête là mon avis non juridique et je reviens à Dura lex sed lex. Maintenant, Hadopi 2 est dans notre corpus législatif et c'est comme ça.
Ok admettons même si je pense que pas mal de pirates du dimanche n'iront pas à la pêche aux IP. Mais dans ce cas faut proposer autre chose.
sep_news
Drayke / 19H55
C'est pas pour dire mais nous en Belgique on se fend bien la gueule. Bientôt vous pourrez tous crier en choeur "La bourse ou l'avi?" ...je me surpasse ce soir.
sep_news
Reizz / 20H51
Drayke"La bourse ou l'avi?"
Joli.
sep_news
vignete
27
10
2009
Grand_Maître_B / 12H04
Oui. Je suis même jaloux. Je peux la réutiliser ta phrase ? EDIT: ah non pardon, tu es belge, c'est trop vexant.
sep_news
Monsieur Cacao / 12H11
Putain et c'est reparti: on va avoir un Belge qui va s'inscrire sur le forum pour venir dire u'il en a marre des blagues sur son pays et de l'humour limite raciste de Cpc. Un peu de tenue maître, bordayl !
sep_news
Grand_Maître_B / 12H50
Oui j'avoue, je cherche les problèmes. Mais en fait, c'est plutôt que je me chauffe en vu d'un prochain BLAME la Belgique :)
sep_news
Drayke / 16H51
M'en fous, moi je télécharge tranquilou...et je rime quand je l'affirme.
sep_news
LaVaBo / 17H29
DraykeM'en fous, moi je télécharge tranquilou...et je rime quand je l'affirme.
Toi, tu sors.
sep_news

Page : 5 - 6 - 7 - 8 - 9