par Grand Maître B 25 octobre 2012 - 12h52
Mais bon, jusqu'à maintenant, je pouvais m'allonger dans l'herbe verte de mon enfance et laisser vagabonder mon regard goguenard vers le ciel bleu de notre insouciance.
Mais ça c'était avant le Drame.
Parce que, figurez-vous, qu’hier, tandis que je m'allongeais dans l'herbe verte de mon enfance et laissais vagabonder mon regard goguenard vers le ciel bleu de notre insouciance, un inspecteur des impôts est passé me voir, me disant de bien en profiter parce que, bientôt, je vais devoir raquer. Il faut savoir qu'au moment où je vous parle nos hommes politiques sont en train de se demander s'ils ne vont pas taxer les nuages.
Hein ? Mais non je n'ai pas fumé l'herbe verte de mon enfance où je m'allonge et laisse vagabonder mon regard goguenard vers le ciel bleu de notre insouciance, n'importe quoi. Oh, je vous cause métaphore là. Je vous parle du Cloud® et du Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique, qui vient de décider que les services en cloud : en gros, le fait de pouvoir uploader des données sur un serveur externe maintenu par une société tierce, permettent une copie privée.
Et les supports qui autorisent la copie privée, on en fait quoi ? Eh bien on les soumet à la redevance pour copie privée. Et qui paye à la fin ? Le consommateur, évidemment, puisque la société taxée va répercuter le montant de la redevance sur son prix public.
En résumé, le Conseil dit que "L’informatique dans les nuages offre notamment de nouvelles fonctionnalités de synchronisation sans fil des contenus entre un nombre croissant de terminaux personnels, fonctionnalités qui semblent, en l’état de la technique, de nature à favoriser une multiplication des reproductions de ces contenus", et en conclut que "les concepts essentiels du droit d’auteur et des droits voisins sont aptes à appréhender ces offres d’informatique en nuages".
Bon rien n'est encore fait, aucune loi n'est prise pour l'instant. Des débats sanglants vont avoir lieu. Mais rien que l'idée de taxer le cloud parce qu'il permet une copie privée... je crois qu'on a tout dit, Antechristine® va revenir, prenez l'air occupés, ça vaut mieux pour vous.
Quant à moi, eh bien, je n'irai plus m'allonger dans l'herbe verte de mon enfance et ne laisserai plus vagabonder mon regard goguenard vers le ciel bleu de notre insouciance de peur d'y voir des nuages ; le Bonheur n'est même plus dans le pré®.
Vous ne trouvez pas qu'on a une Ma Life® à la con quand même ?
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