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insi, les médias européens en rapport avec le jeu vidéo auront eux aussi leur suffisante et ennuyeuse soirée, où tout le milieu pourra s’auto-congratuler du merveilleux travail qu’il fournit.
Les Games Media Awards récompenseront effectivement les "meilleurs" d’entre nous, spécialistes et non spécialistes, œuvrant dans la presse écrite, télé et en ligne.
"La diversité de la couverture médiatique est la clé de l’industrie du jeu pour rester connectée avec les consommateurs, mais beaucoup (ndr : de ces acteurs médiatiques) n’ont pas le sentiment d’être reconnus. Certains d’entre eux nous ont avoué qu’ils ne pensent pas avoir une véritable relation avec les sociétés et les produits sur lesquels ils écrivent", commente Stuart Dinsey, l’organisateur.
"Les Games Media Awards ont pour vocation de changer les choses. Ils vont créer des liens plus forts entre l’industrie du jeu et les médias à tous les niveaux." Fantastique.
Ah, petite précision, c’est l’industrie elle-même qui décidera des vainqueurs, le 11 octobre prochain au Soho Revue Bar. Doublement fantastique.
Bref, voici une bouffonnerie de première déguisée en robe de soirée, qui ne va certainement pas dans le sens de la déontologie et de l’indépendance des médias. La presse se trouve déjà suffisamment suspectée de connivence avec les éditeurs – à juste titre dans certains cas –, il serait ridicule qu’elle se commette encore plus en sacrifiant définitivement une fragile crédibilité, pour quelques petits-fours et un trophée plaqué or en forme de Pac-man qui fait pouêt.
Ceci étant, gageons qu’une majorité de la profession européenne va plonger la tête la première, souffrant pour beaucoup d’un complexe d’infériorité par rapport à ces gens très sérieux qui font des millions de dollars avec des jeux.
Histoire de participer quand même à l'événement, nous leur avons envoyé plusieurs propositions de trophée, au cas où les organisateurs n'auraient pas encore d'idée. De rien, ça nous fait plaisir.
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