« Oh ça ressemble à Monkey Island ! Le troisième ! » Une fois de plus, Toto-la-Déglingue faisait preuve d’une lucidité confondante. Au générique de ce Duke Grabowski, Mighty Swashbuckler, on retrouve en effet Bill Tiller, artiste responsable – entre autres – des décors de The Curse of Monkey Island. Pour ceux qui ne seraient pas sûrs, ce – très bref – jeu d’aventure multiplie les références à Scumm, à Ghost Pirates of Vooju Island et à tout ce que la création peut compter de piratins ou de point & click à l’ancienne. Je dois reconnaître qu’entre ce côté très dans son jus, des graphismes et des animations tout droit sortis de 1997 (les premières minutes c’est douloureux) et un pitch de départ que je qualifierais de « dangereux », j’ai eu très peur. Duke Grabowski, montagne de muscles flibustière aussi puissante qu’imbécile, veut devenir chef des pirates. Son principal concurrent lui lance alors un défi : séduire trois femmes. S’il y parvient, il deviendra capitaine. Vous allez donc, au moyen d’une interface de point & click classique, tâcher de vous rendre agréable aux yeux de trois des femmes de l’île. Sans se montrer particulièrement délicat, Duke Grabowski évite cependant les grosses fautes de goût, et s’avère plutôt amusant.