Un gladiateur nommé Spartacus, un Viking joufflu et barbu avec un gros marteau, une snipeuse avec un tromblon, un autre avec des revolvers, une soigneuse d'Amérique du Sud, un grand chevalier teuton dans une gigantesque armure intégrale, une sorcière violette... Pour Breakaway, son tout premier jeu PC, Amazon Game Studios a visiblement décidé de créer le jeu le plus générique possible. Et ça ne concerne pas que les personnages : le jeu lui-même semble n'être qu'un gloubiboulga de tous les trucs à la mode. Pensez donc, on trouve bien évidemment une dose de hero shooter à la Overwatch (avec tous ces beaux personnages qui se tirent dessus, cette fois en vue externe), un chouïa de moba (des améliorations à débloquer en cours de partie), un ballon à mettre dans un but comme dans Rocket League... Finalement, il ne manque qu'une composante survie-construction pour avoir fait le tour du jeu vidéo moderne. Quoique, chaque héros peut construire deux constructions (la formulation est malheureuse, mais le jeu lui-même ne cesse de vous répéter « build your buildables ! ») à chaque round. Et sans surprise, l'ensemble donne des parties pas désagréables, où deux équipes de quatre joueurs s'affrontent pour, au choix, marquer trois buts ou bien éradiquer tous les adversaires. Pas désagréable, mais pas vraiment grisant non plus. L'alpha de Breakaway (la toute première, il y a tout de même une marge de progression non négligeable) laisse surtout une impression de fadeur extrême.