Pour qui n'a pas suivi toute l'actualité de Nier Automata, le premier contact avec le titre est pour le moins étonnant. Au revoir les grandes plaines à arpenter pour remplir des quêtes, au revoir l'action-RPG à papa, au revoir le blabla incessant, Nier est maintenant un beat-them-all. Et pas n'importe lequel : avec un gameplay nerveux et rapide, la présence d'une esquive magique et des boss gigantesques, il rappelle immédiatement les meilleures productions de Platinum Games, les deux Bayonetta en tête. On court, on saute, on virevolte entre les tirs ennemis et on exulte à chaque adversaire qui part s'écraser à 700 km/h contre un mur à la fin d'une combo. Le grand Platinum est de retour et nous ferait presque oublier ses pires errements (The Legend of Korra et Star Fox Zero, par exemple). Les affrontements se suivent et se ressemblent un peu mais sont tellement jouissifs qu'on en redemande, avant même d'avoir découvert les combats de boss. L'androïde 2B (notre fringante héroïne) se retrouvera vite face à deux gros bras mécaniques qui veulent la broyer, puis avec le propriétaire desdits bras, une gigantesque plateforme pétrolière transformée pour l'occasion en robot géant. Histoire que 2B puisse monter dans un mecha volant et lui mettre une grosse rouste pour finir la démo.