Oui, pourquoi donc développer un simulateur de drone de loisir, alors qu'il n'est pas très compliqué d'acheter directement un vrai drone ? Claquer 50 euros pour se retrouver aux commandes d'un 747 ou d'un F-16 virtuel, je comprends, car l'inaccessible fait rêver, mais là... C'est donc avec une curiosité teintée de scepticisme que j'ai lancé la version anticipée de Liftoff. La première impression n'est pas terrible : le jeu vous balance directement dans un incompréhensible menu destiné à calibrer le contrôleur – un gamepad Xbox One pour moi, mais le jeu est aussi jouable avec des contrôleurs spéciaux pour drone. Puis, il est temps de lancer l'engin au-dessus d'un champ de blé tout moche et de s'habituer au pilotage. La vue se fait à la première personne, depuis les yeux électroniques du drone, avec un HUD basique qui affiche l'assiette et l'altitude, agrémenté d'un petit filtre graphique style « vidéotransmission crados » pour donner plus de réalisme. Alors voilà, je pilote mon drone quadrocoptère au-dessus d'un champ moche. L'exercice n'est pas évident, on dirait un peu un hélicoptère sous stéroïdes.