À l'exception d'une extension pour Dawn of War, Titan Quest a été le seul jeu d'Iron Lore Entertainment, studio fondé par des anciens de l'industrie qui avaient notamment travaillé sur les Age of Empires. Fidèles à leurs racines, ces vétérans du STR (pseudo-)historique ont eu l'excellente idée d'abandonner le médiéval-fantastique usé jusqu'à la toile pour créer le premier hack & slash antique. Ainsi, au fil d'un tour du monde classique, le joueur de Titan Quest combattait à peu près tout ce que le bestiaire des mythologies grecque, égyptienne et chinoise compte de bestioles monstrueuses avec un nombre original de têtes et de membres. Lors de sa sortie en 2006, les détracteurs de Titan Quest ont insisté sur ses défauts, par exemple des niveaux trop longs et répétitifs. Ses amateurs, eux, s'extasiaient devant les indéniables qualités du jeu, comme son extraordinaire extension Immortal Throne, où la frontière d'Hadès était si floue que le joueur était incapable de dire à quel moment exact il avait quitté le monde des vivants pour celui des défunts. Mais tous s'accordèrent à reconnaître que la mythologie antique constitue un cadre parfait pour l'éviscération en série de méchants à laquelle les jeux vidéo nous ont habitués – à tel point qu'on se demande toujours pourquoi il n'est pas davantage exploité. D'autant que, comme nous le montre ce « Panier garni », les autres médias sont férus depuis longtemps de génocide à l'huile d'olive.