Oui, For Honor est confus, tout d'abord à cause de son scénario/pitch/prétexte dans lequel Vikings, chevaliers et samouraïs se tapent sur la couenne après que leurs pays ont été transportés au même endroit par une mystérieuse force cosmique. Cela dit, j'avoue que moi aussi je prendrais sans doute les armes sans réfléchir si je me réveillais un matin avec les baraques de mes voisins dans mon jardin. Au moins, se détacher de l’histoire avec un grand H permet d'offrir une plus grande liberté aux joueurs lors de la création de leurs avatars, puisqu'il est parfaitement possible de jouer une femme chevalier ou un Viking à la peau d'ébène. On commence donc en bricolant l'apparence d'un des neuf personnages disponibles à l'aide d'un éditeur dans lequel on apprend qu'on gagnera beaucoup de nouveaux éléments au fil des parties, comme des lames spéciales pour son arme ou des schémas de couleurs inédits. On se dirige ensuite vers le multi en se grattant machinalement la tête. Car si les modes de jeu présentés sont assez simples à comprendre (capture de points ou « foutez-vous sur la gueule » à huit joueurs maximum), une deuxième couche de « meta-jeu » vient se greffer dessus et justifier nos affrontements. Pour le moment, je n'y ai pas compris grand-chose, en dehors du fait que nos victoires nous donnent des points à dépenser sur une carte globale, afin de contribuer à la capture de différents secteurs. Je viens d'ailleurs de le faire pour le compte des Vikings, après avoir joué un samouraï. Bon sang, ma pauvre tête.