L'individu en question, c'est Aurélien Regard, à qui l'on doit entre autres The Next Penelope. Et son engin diabolique, c'est son prochain jeu, Away : Journey to the Unexpected. Un FPS « feel good », comme il le dit lui-même, un peu aventure, « un peu rogue-like, mais léger ». Pendant environ une heure, la grande télévision de la salle de repos sur laquelle tournait sa version alpha a vomi des couleurs chatoyantes, des monstres trognons, des particules mignonnes. Et je vous dis cela en toute objectivité, d'autant que le style graphique façon Dragon Ball – inspiration complètement, presque fièrement, assumée par l'auteur – n'est normalement pas ma tasse de thé. On y incarnera un garçonnet qui vit depuis dix ans chez ses grands-parents en attendant le retour de ses géniteurs. Sauf qu'un beau matin, il décide de partir à l'aventure pour savoir quelle mystérieuse profession occupent ses parents. Il profite de l'excavation, par des ouvriers du bâtiment visiblement trop zélés, de tunnels sous la maison pour explorer différents univers totalement barrés et qui témoignent de la consommation massive de drogues hallucinogènes dans l'industrie du jeu vidéo.