Dans un monde aussi arabisant que fantastique, deux groupes se mettent sur la tronche parce que... parce que bon. Oui, il n'y a pas grand-chose à dire sur le scénario, réduit au rang de vague prétexte, contrairement à l'invasion du royaume d'Agatha qui servait de toile de fond aux affrontements de Chivalry, le précédent titre de Torn Banner. Mirage prend également ses distances avec son prédécesseur en matière de direction artistique, que l'on qualifiera pudiquement de colorée. Le problème, c'est que cette dernière se marie difficilement avec l'omniprésence du gore, inscrite dans l'ADN du studio. Avec ses personnages qui semblent sortir d'un entretien d'embauche chez Disneyland et qui repeignent les décors avec des litres de sang, Mirage donne l'impression d'assister à une relecture d'Aladdin par les créateurs d'Happy Tree Friends, l'humour en moins. Le genre de spectacle qui peut graver le terme « dissonance » dans les tréfonds de votre esprit en lettres de feu, accompagné d'éclairs et d'un rire sardonique.