« Attention, il est derrière toi ! », me crie une petite fille. Je me retourne et hop, me voilà en face de son père, tout déformé par un virus dégueulasse. Là, bien sûr, il faut courir, tourner dans une espèce de cave lugubre à la recherche de munitions, en faisant attention à ne pas me faire coincer dans un cul-de-sac. À reculons, je claque les six balles de mon flingue sur le bonhomme, puis plusieurs grenades, et je le termine en lui vidant le chargeur de mon pseudo-uzi. Voilà, c'est un résumé rapide de ma première et courte session de jeu sur Resident Evil 2. « Alors oui, c'est un remake, mais c'est plus ambitieux que le remake du premier Resident Evil, qui était purement technique. Là, les combats changent, les puzzles changent, et il y a des petits mécanismes supplémentaires », m'a dit l'attaché de presse de Capcom. Outre le lifting graphique évident (le jeu a été refait avec le RE Engine développé pour Resident Evil 7), la caméra n'est plus fixe, elle viendra désormais se positionner derrière l'épaule des deux protagonistes – Claire Redfield et Leon Kennedy, qui auront chacun leur propre aventure). À part ça, l'ambiance semble toujours aussi oppressante, les décors toujours aussi sombres, les munitions toujours aussi rares, et les « oh purée j'avais pas vu le zombie là ! » toujours aussi fréquents.