Le monde se divise en deux catégories : ceux qui aiment sincèrement Nicolas Cage et ceux qui l'aiment de manière ironique. Depuis le jour béni où je l'ai entendu prononcer la réplique « J'adore sucer un abricot pendant des heures » dans Volte-Face, j'appartiens à la première catégorie. J'avais donc de bonnes raisons de regarder Mandy, où il endosse le rôle de Red Miller, un bûcheron aux prises avec une secte de hippies déviants qui décident de kidnapper sa petite amie. En plus de la présence céleste de Cage, il existe mille autres raisons de regarder Mandy : l'esthétique générale du film est fabuleuse – manifestement destinée à éveiller la nostalgie des quarantenaires fans d'horreur des années 1980 et de heavy metal, ce qui est loin d'être une mauvaise chose –, la bande originale de Jóhann Jóhannsson l'est tout autant, et il y est à un moment question d'un duel de tronçonneuses. Pour une raison qui m'échappe, le film a souffert d'un terrible manque de distribution en France et a uniquement été diffusé dans une poignée de festivals, mais vous pouvez enfin vous rattraper ce mois-ci.