Nous savons tous que de grands pouvoirs impliquent une grande responsabilité. Mais qui nous dit que le pack « muscles d'acier et costume moulant » garantit forcément une santé mentale en béton armé, capable de résister aux pires des tentations ? Dans The Boys, la question ne se pose même plus : les auteurs partent du principe que les Sept – une organisation calquée sur le modèle de la Ligue des justiciers – n'a pas plus de scrupules que la pire des multinationales. Extorsions, abus de faiblesse et selfies au milieu des cadavres mutilés de braqueurs, voilà le quotidien de ces super-héros qui semblent bizarrement plus humains qu'un Superman ou un Wolverine. Et lorsque leurs interventions font des victimes collatérales ? Aucun souci, les départements communication et juridique s’assureront d'éponger tout ça. Une façon de faire qui pousse une poignée de victimes à se dresser contre les Sept, quitte à devenir aussi peu recommandables que ceux qu'ils combattent...