Une fois de plus à la pointe du progrès, Canard PC n’hésite pas à vous parler d’un blockbuster américain sorti il y a plus d’un mois. Puisque tous ceux qui voulaient y aller l’ont probablement déjà vu, je vais m’adresser aux autres. Si vous étiez comme moi, assez saoulés par Tarantino depuis Kill Bill, ce film devrait vous réconcilier avec le réalisateur (ainsi qu’avec Brad Pitt, au passage, au cas où). Personnellement, j’ai passé un (long) moment de grand bonheur dans cette reconstitution maniaque du Los Angeles / Hollywood des années 1960, où évoluent un acteur de séries télé ringard (Leonardo Di Caprio) et son ami, doublure et homme à tout faire, ancien cascadeur (Brad Pitt). Il ne manque pas une ampoule aux enseignes lumineuses, l’image est superbe, la caméra inspirée, et le réalisateur retrouve une nostalgie amusée et une forme de tendresse, absentes de ses films depuis Jackie Brown. On y croise Steve McQueen (brièvement), Roman Polanski (habillé pour l’hiver), et Sharon Tate (Margot Robbie) placée sur une trajectoire d’inexorable collision avec Charles Manson et sa « Famille » de dingues. Dévoiler ne serait-ce qu’une image du dénouement du film, particulièrement brillant, serait un crime impardonnable, alors je marche sur mon clavier et lâche des œufs. Voyez-le au cinéma : c’est tourné en pellicule avec un souci maniaque du rendu et de la colorimétrie, ce serait dommage…