L.F. Sébum

385 articles
Développez couché - Étape n° 15 : par ici la sortie !

Développez couché est le cours de programmation de Canard PC. Cette année, on programme un FPS en C#. Vous avez raté les épisodes précédents ? Aucun problème ! Rendez-vous sur notre forum (cpc.cx/canardsteinforum) pour récupérer tout ce que vous avez manqué.

The Missing : J.J. Macfield and the Island of Memories - À corps et à cris

« Réalité et cauchemar, parfois, se confondent – et je ne pus résister à son appel. » On peut reprocher bien des choses à la VF de Diablo 2 (tous ceux qui ont un jour affronté « le chasseur : viandard glace » en savent quelque chose), mais pas le doublage de la cinématique d'ouverture. Et en jouant à The Missing, dans lequel réalité et cauchemar, souvent, se confondent, me sont soudain revenus en tête les derniers mots du pauvre Marcus : « Vers l'Orient, toujours vers l'Orient. »

Mortal Kombat 11 - Boulevard ossements

« Le sang est différent, je trouve, il a l'air plus crémeux. » Il a suffi que Kahn prononce cette phrase, penché sur mon écran, pour attirer l'attention de Noël Malware. Car sous ses airs angéliques, Noël, seul membre de la rédaction dont le degré de Fourniret est égal à 1Note : 1, nourrit une obscure fascination pour le mal et la violence. Pourtant, devant l'annonce de MK11, Noël restait de marbre.

Note 1 : Indice qui mesure le degré de séparation entre une personne quelconque et Michel Fourniret. Par exemple Noël Malware, qui a couvert son dernier procès, a un degré de Fourniret de 1. Moi, qui n'ai jamais vu Fourniret ailleurs qu'à la télé mais croisé Malware chaque jour, j'ai un degré de Fourniret de 2, etc.

Le Flexiscope, qui permet de choisir la durée d'une session de jeu, est si malin qu'on se demande pourquoi tous les jeux n'en proposent pas un équivalent.
Book of Demons - Paper Diablo

« Il faut parfois changer les vieilles recettes ! » C'est ce que je tentais d'expliquer à la rédaction, qui renâclait devant le gâteau au citron que je leur avais pourtant préparé avec amour. Certes, je m'étais planté dans la préparation et j'avais confondu farine de sarrasin et farine de fromentNote : 1. Mais bon, ça restait mangeable, une sorte de sablé au citron géant. « Mais ouais, il est trop bon ton gâteau ! », s'était même exclamé Toto-la-déglingue, qui s'en découpait de grosses partsNote : 2 (il faut dire qu'il a toujours faim en revenant de teuf). Pourtant, à part Toto, tout le monde avait snobé mon gâteau. Et depuis, errant par le monde comme une âme en peine, je désespère de rencontrer d'autres innovateurs, capables de disrupter les vieux pots pour faire de nouvelles confitures. Un peu comme Book of Demons.

Note 1 : Authentique.
Note 2 : Authentique aussi.

Project Warlock - Tableur Hexen

« Les idées flottent dans l'air », avait coutume de dire mon oncle Maurice, qui aimait aussi s'enrouler la tête dans du papier alu pour empêcher la CIA de voler ses pensées. Il y a un peu plus de deux ans, dans ce même magazineNote : 1, je m'enthousiasmais (cpc.cx/fpscubes) de la capacité des vieux FPS de l'époque Wolfenstein à figurer toutes sortes de décors différents à partir des mêmes niveaux, composés des mêmes corridors et des mêmes murs à angles droits, simplement en changeant les textures. « Ce serait drôle », me disais-je d'ailleurs in petto en rédigeant cet article, car j'aime bien me dire des choses in petto, je trouve ça mignon, « qu'un FPS old school nous donne la possibilité, depuis un hub central, de partir explorer des châteaux médiévaux ou bien des bases spatiales, qui seraient en fait plus ou moins les mêmes niveaux, mais avec des textures différentes ». J'étais loin de me douter que cette idée n'était pas la mienne. Sortie du cerveau de Jakub Cislo, un Allemand de vingt ans, elle était venue de l'est, portée par l'air, comme le nuage de Tchernobyl.

Note 1 : Enfin pas exactement le même, mais vous voyez ce que je veux dire, ne faites pas les idiots.

Hellsign - Le juste esprit

« C'est vraiment un jeu macroniste », déplore Noël Malware en jouant à My Time at Portia, car quand Noël Malware parle de macronisme, il déplore, c'est un vrai journaliste engagé. « Le seul objectif du jeu, c'est de devenir un meilleur entrepreneur que les autres et d'acheter des trucs. » Certes, mais comme dans tous les jeux vidéo, lui fais-je remarquer sur un ton de vieux sensei. Il s'agit toujours de gagner le plus de pognon possible, de devenir plus puissant, de soumettre le monde qui nous entoure à notre volonté. C'est d'ailleurs étonnant que Ghostbusters, le film le plus capitaliste de tous les temps (comme le faisait remarquer je ne sais plus qui, il s'agit d'un film où, découvrant l'existence d'une vie après la mort, des types décident de monter une PME), n'ait pas fait l'objet d'adaptations plus nombreuses. En tout cas, jusqu'à Hellsign.

À quoi sert ce qui ne sert à rien ? - Roland Barthes en F-18

Les plus anciens de nos lecteurs le savent : depuis l'été 2013, où je l'ai téléchargé « par curiosité », « comme ça », « pour comprendre ce qui plaisait tant que ça à Moquette là-dedans »Note : 1 Eurotruck Simulator 2 me fascine. Après des dizaines d'heures passées sur les routes de Pologne et d'Allemagne, devant un jeu a priori dénué du moindre intérêt, j'étais toujours incapable de me défaire de l'impression qu'il s'agissait d'un titre majeur, capable de susciter chez le joueur un sentiment de présence, de réalité, dont les autres jeux ne pouvaient que rêver. Seulement, j'étais incapable de savoir pourquoi : aucune hypothèse ne me satisfaisait totalement, si bien que j'avais fini par renoncer à trouver une explication. Jusqu'au jour où Guy Moquette, encore lui, m'a encouragé à essayer DCS World, le simulateur de vol ultra réaliste d'Eagle Dynamics. Et là, sur le tarmac de l'aéroport de Beslan, tandis que j'exécutais pour la énième fois la procédure de démarrage de mon A-10C, j'ai connu la révélation.

Note 1 : C'est en tout cas ce que je dirai à mon procès.

Jätten, un film de Johannes Nyholm, disponible en DVD.
Le Géant et Le Géant

Underworld Ascendant - Ni fait ni enfer

Entre ce cyclone et celui de Just Cause 4, inutile de vous dire lequel m'a le plus impressionné.
Dusk - Crépuscule des idoles

Avant Dusk, comme cet abruti de Jon Snow qui a réussi à partir se faire dépuceler au pôle Nord sans se déprendre une seule seconde de son regard de chien éclopé, je ne savais rien. Quand on me demandait ce qui faisait un bon jeu rétro, je répondais, tel Saint Augustin qui doit expliquer ce qu'est le temps : « Ben, euh, chais pas... vas-y tu fais iéch avec tes questions là. »Note : 1 Ou bien, comme les Inconnus quand on leur demande la différence entre un bon et un mauvais chasseur : « Ben, euh, dans un bon jeu rétro, tu vois un tas de gros pixels, tu tires. Dans un mauvais jeu rétro... » Mais aujourd'hui c'est différent. J'ai joué à Dusk, j'ai connu l'illumination, je sais. Un mauvais jeu rétro, c'est un jeu qui connaît suffisamment bien les attentes du joueur pour les satisfaire. Un bon jeu rétro, c'est un jeu qui connaît suffisamment bien les attentes du joueur pour les décevoir.

Note 1 : Mes Confessions à ta reum, Saint Augustin, éditions POUF.