Noël Malware

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Final Fantasy VII Remake - Il arrive à pied par la Shinra

J’étais tranquillement en train d’étaler des excréments sur mon bureau quand ackboo est entré dans la rédaction et a commencé à frotter son sexe contre ma jambe (il est très étrange). Apparemment, il était tout excité par le trailer de Flight Simulator, un jeu qui a bercé sa jeunesse. Remarquez, je ne lui jette pas la pierre : moi aussi, quand j’ai vu que le remake de Final Fantasy VII avançait bien, j’ai eu envie de me frotter partout.

Watch Dogs : Legion - Mamie fait de la résistance

Croyez-en mon expertise, les meilleurs épisodes de Faites entrer l’accusé sont ceux qui mettent en scène des mamies. Simone Weber, par exemple, qui a été condamnée pour avoir tué et découpé son amant à la meuleuse. Ou l’épisode « La mamie et la mafia », où une improbable petite vieille, bien sous tous rapports, engage trois tueurs de la Camorra pour exécuter la femme de l’homme dont elle est tombée éperdument amoureuse. Non, vraiment, prenez n’importe quelle histoire, mais changez le personnage principal par une mamie, et hop, tout devient plus drôle, plus beau, plus humain.

À l'est d'Eden

Gladiabots - L’esprit des lois d’Asimov

J’ai été très surpris de découvrir qu’Izual, dans son dossier sur Jedi Academy, le mois dernier, me considérait comme son « ennemi juré ». En lisant le texte de ce rédacteur si jeune mais déjà si vieux, aux passions si tristes, je n’ai pu faire autrement que de repenser, un peu mélancolique, à cette phrase de Booba : « J’ai tellement d’ennemis, mais si peu d’adversaires. » Il aura fallu Gladiabots pour qu’enfin je rencontre un esprit capable d’égaler le mien : celui de la Machine. Et maintenant, je me demande : quand vient la nuit, est-ce que la Machine pleure, elle aussi ? Est-ce qu’elle hurle dans un oreiller, comme moi, depuis le fond de sa solitude ?

Dessiner, c'est pas gagné

« Faire quelque chose de beau, c'est à la portée de tout le monde. Faire quelque chose de moche alors qu'on aurait pu faire quelque chose de beau : c'est ça, être un artiste  », dit souvent Jeff Koons, tandis qu'il se retourne pour contempler sa dernière œuvre : un chien fait en crottes de chien. Enfin, peut-être qu'il ne dit jamais ça, mais il devrait. Dans la jam « I can't draw but I want to make a game », un peu comme dans « Make Something Horrible » dont la prochaine édition se fait toujours attendre, le but, en tout cas, est de faire quelque chose de laid. La plupart du temps, c'est très réussi.

Irony Curtain : From Matryoshka with love - Le diable s'habille en Pravda

Dites de moi ce que vous voudrez, mais je persiste : parfois, le quatrième Bureau des Affaires Ludiques fait n'importe quoi. Tenez, rien que ce mois-ci, par exemple, j'ai dû tester deux point and click, alors que le camarade Izualovitch n'en avait aucun. J'ai bien essayé de me plaindre auprès du sous-commissaire politique Lioudiovik-Ferdinov Sebumievski, mais rien à faire : « Ce sont les ordres du Président du Conseil Ivanov l'Insensé. » J'en suis maintenant sûr : si les choses continuent, Pravda PC court à sa perte.

Tales of the Neon Sea - Cyberpunk m'était conté

Il était flic et il faisait du bon travail, mais il avait commis le crime le plus grave en témoignant contre d'autres flics qui avaient mal tourné. Il rôdait maintenant du côté du Dakota, un hors-la-loi poursuivant les hors-la-loi, un chasseur de primes, un renégat... Ah, non, pardon : un détective privé, dans les bas-fonds d'une ville cyberpunk générique pleine de néons, de robots et de cyborgs. Allez, on s'en fout, c'est pareil.

Falcon Age - Quand on faucon, c'est pour la vie

L'homme du XXXIIe siècle doit prendre bien garde quand il se penche sur l'histoire de nos ancêtres. Au XXIe siècle, bien avant la Grande Disruption de 2574, les robots étaient encore considérés comme des êtres inférieurs, voire comme des machines ; les comportements n'étaient pas les mêmes et, à bien des égards, ils pourraient paraître choquants aujourd'hui. Pourtant, malgré leur rudesse, leur espérance de vie ridicule et leur intelligence limitée, nos arrière-arrière-arrière-grands-parents étaient capables de bien des prouesses qui, petit à petit, ont façonné le monde dans lequel nous vivons.

Genesis Noir - Big Bang pour un big band

No Man ne disait rien. C’était une sorte d’observateur à l’élégance timide, un homme des foules comme New York en produit parfois. Mais dans un club enfumé à l’angle de la 116e et de la 127e, vous lui foutiez un saxophone dans les mains, et sa bouche, ses doigts, ses joues : tout se tendait vers le jazz. L’univers se défaisait devant vos yeux, pour être reconstitué à l’identique, avec cette simple différence : maintenant, tout était en ordre.

Dark Devotion - Sous des trombes d'os

Enfant, j'avais ce don de m'amuser avec tous les jouets, sans faire de différence de genre. Sans souci du qu'en-dira-t-on, je pouvais faire coexister, dans le placard sous l'escalier qui me servait de chambre, les G.I. Joe et les Barbies, les Tortues Ninja et les Petits Poneys. Qu'importe que ces jouets soient vendus pour les filles ou les garçons ; entre mes doigts, ils finissaient de toute façon de la même manière : démembrés, puis fondus et recollés sous forme d'hybrides atroces à la manière des créatures de l'île du docteur Moreau.