Noël Malware

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Red Dead Redemption 2 - Légende du voyage

Au commencement était GTA IV. Et Rockstar dit : « Tes contrôles seront lourds, ton système de visée hasardeux et tu conduiras tes véhicules dans la douleur. » Et le peuple fut malheureux. Rockstar fit alors descendre Red Dead Redemption et GTA V sur la Terre, et les gens y jouèrent, car ces jeux étaient simples et drôles et maniables. Mais Rockstar n’était pas satisfait. Il vit que cela n’était pas bon. Du haut des cieux, sa voix résonna : « Voici que je vous livre Red Dead Redemption II et sa maniabilité atroce. Prenez et mangez-en tous, car de toute façon, vous n’aurez rien d’autre. » Et le peuple mangea. (Ezéchiel 4, 15-22)

L’horreur de Dunwich.io

Récemment, Ellen Replay m’a fait découvrir Let’s Not Meet, un subreddit où des internautes traumatisés racontent leur rencontre avec des inconnus flippants. Par exemple, il y a l’histoire de cette maman en Corée, bloquée avec sa fille dans un ascenseur avec un tueur en série, ou cette Américaine qui s’est réveillée avec un type en train de faire semblant de dormir sur son canapé. Bref, merci Ellen, maintenant je ne dors plus, et je me venge en vous proposant de ne plus dormir non plus.

Streets of Rage 4 / Windjammers 2 - On change un peu une équipe qui gagne

Croyez-le ou non, il fut un temps où les loubards qui faisaient peur dans la rue portaient des crêtes et des bandanas sur la tête, des bracelets cloutés aux poignets et des blousons en cuir. Aujourd’hui, ça nous fait bien marrer (sauf à Rennes, « territoire perdu de la République », toujours aux mains des punks), mais à l’époque, c’était ça, l’anarchie. C’était l’époque des clips de Michael Jackson, l’époque où Sega était plus fort que toi : l’époque des rues de la rage.

Assassin’s Creed Odyssey - Aux sombres héros de l'Homère

Presque seul contre tous, dans une rédaction blaséeNote : 1, je persiste à penser qu’Assassin’s Creed Origins était un chef-d’œuvre, l’un des meilleurs épisodes de la franchise, la quintessence du savoir-faire d’Ubisoft, enfin mis au service d’un vrai jeu. Alors, quand l’Union des Bretons Indépendants a annoncé renouer avec le rythme impie d’un Assassin’s Creed chaque année, alors qu’une pause leur avait fait tant de bien, je me suis dit : « Ça y est, ils vont encore saloper ma belle licence. » Autant dire que je ne partais pas conquis pour ces nouvelles aventures grecques.

Note 1 : Voir Canard PC n° 386 : « ackboo et le temple du Soleil », Casterman, 2018.

Super Mario Party - J’espère que la routourne va vite tourner

« Nul vainqueur ne croit au hasard », écrivait Nietzsche après avoir humilié sa sœur pour la quatorzième fois à Mario Party. On sait ce que ça a donné : Elisabeth, furieuse, a commencé à travestir les textes du philosophe moustachu pour en faire des pamphlets antisémites destinés à finir dans les mains d’Adolf Hitler. Hélas, trois fois hélas ! Si Mario Party n'avait pas autant reposé sur la chance, qui sait à quel point le destin de l’Europe aurait été différent ?

Selon le désir du cœur

En novembre, saison de la mélancolie, je regarde les dernières feuilles qui tombent et je rêve d'une vie à la Omar Khayyam : « Ah ! mon Amour, puissions-nous conspirer, toi et moi avec le Magicien, pour capturer tout cet ordre triste des choses, sans pourtant le détruire et le refaire alors selon le désir du cœur ! » Refaire le monde selon le désir du cœur ? Pourquoi pas, et si l'on ne change pas l'ordre triste des choses, au moins pourrons-nous faire semblant. En buvant du vin, en ouvrant un livre, en jouant à un jeu gratuit : bref, en attendant l'hiver.

« En même temps, elle parle d’elle-même cette photo, non ? » – Ellen Replay, 2018
Indie Game Contest 2018 - De la suite dans les indés

Comme chaque année depuis trois ans, Canard PC était partenaire de l'Indie Game Contest, concours de jeux vidéo indépendants qui se déroule en marge du FEFFS, le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. C'était l'occasion, pour la rédaction, de poser ses doigts pleins de flammekueche sur quelques titres qui ne devraient pas trop tarder à sortir, dans tous les styles et de tous les pays. Les 16 jeux de la sélection étaient tous très bons, mais nous avons tout de même sélectionné trois titres qui nous ont tapé dans l’œil.

tiny and Tall : Gleipnir Part One - C’est complètement BD

Pour vous donner une idée de l’intégrité qui règne au sein de la rédaction de Canard PC. Au moment de choisir qui allait réaliser le test de tiny & Tall, j’ai été désigné volontaire car je suis le seul à ne pas suivre Pins, son développeur, sur Twitter. Pas d’influence, pas de copinage, pas d’a priori positif donc, et je trouve ça très bien. D’ailleurs, j’ai demandé l’avis du pilote d’hélicoptère qui m’accompagnait au-dessus de New York pour m’aider à préparer mon test de Spider-Man, il m’a expliqué, dans son jargon, qu’il était absolument d’accord : « Ethics ? Fuck, yeah ! I love it ! » Nous étions sur la même longueur d’onde.

Super Mario Party - Mario Party, dix-sept de retrouvés

Poser mes doigts difformes sur Super Mario Party lors d’une petite présentation prévue pour les journalistes m’a permis de cocher deux cases sur la liste de mes premières fois : première présentation presse en tant que journaliste de jeu vidéo, première fois que je jouais à un Mario Party sobre. Du coup, je tremblais un peu, mais je ne savais pas si c’était l’émotion ou le manque.

Marvel’s Spider-Man - Mi-homme, mygale

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », disait l'oncle Ben, contrairement à l'Uncle Ben's qui, lui, répétait : « C'est toujours un succès. » Des deux oncles, je n'ai jamais réussi à départager lequel avait davantage raison. Alors, pour ce test de Spider-Man, je me suis sincèrement posé la question : c'est qui le plus fort ? Et la réponse est tombée comme une évidence : c'est Batman.