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Pendant qu’AMD lance maladroitement ses nouveaux GPU, Nvidia, confiant, indique qu’il ne sortira pas de puces Volta 12 nm dédiées au jeu avant fin 2017, voire début 2018. Son PDG Jensen Huang explique que les cartes sont encore trop chères à produire et surtout, que l’architecture Pascal est imbattable. Comprendre qu’il ne considère pas les Vega comme une menace et que, de ce fait, il n’y a pas le feu au lac.

Revenons rapidement sur les nouvelles RX Vega 56 et 64 d’AMD, et plus précisément sur leurs tarifs en boutique, désagréablement supérieurs à ceux indiqués lors de la présentation des cartes. Pour mémoire, on nous annonçait 399 et 499 dollars nues. Mais voilà, les prix donnés par AMD étaient ceux d’une offre de lancement, et non les tarifs définitifs. Pas glop AMD. Ainsi, la RX Vega 64 coûtera dans les 630 euros en France et la RX Vega 56 suivra le même chemin.

La NASA d’espace les bornes

Spaceborne est le nom du supercalculateur que la NASA vient tout juste de catapulter vers la Station spatiale internationale (ISS) à bord d’une fusée SpaceX CRS-12. L’objectif est d’évaluer son comportement dans un environnement exposé aux fluctuations d’alimentation, aux éruptions solaires et autres radiations cosmiques, afin de préparer l’envoi d’un serveur sur Mars. Ce dernier aura pour tâche d’assurer les calculs en temps réel nécessaires à l’exploration de l’astre, une fois les astronautes débarqués. Une solution plus efficace qu’un centre de contrôle terrestre en raison des temps de latence entre émission et réception des données. Spaceborne utilise la même architecture que Pleiades, un supercalculateur d’une puissance de 7 pétaflops conçu par Hewlett Packard Enterprise, exploité par la NASA et actuellement situé à la 15e place du dernier classement Top 500. Par ailleurs, autant pour des raisons de coût que de poids, la machine n’a pas été spécialement renforcée pour son voyage spatial. Seul un système de watercooling a été installé, tandis que le code a été travaillé pour prévenir les risques d’erreurs provoquées par ce milieu hostile.

C’est aujourd’hui au tour des téléviseurs Samsung SmartTV 2016 et 2017 d’accueillir le service Steam. L’application Steam Link, disponible gratuitement sur le Smart Hub, permet ainsi d’accéder à ses titres depuis le salon. Faut-il le rappeler, un ordinateur devra tout de même être connecté à la télé pour faire tourner les jeux, que ce soit en filaire ou non. Compatible avec les manettes Steam, Xbox 360, Xbox One et les Logitech F510 et F710.

iOS 11 intégrera une fonctionnalité pour désactiver Touch ID le temps de passer un appel d’urgence. Ce déverrouillage express s’obtiendra en faisant clonc, clonc, clonc, clonc, clonc. Non, pas vocalement, mais en pressant cinq fois le bouton marche-arrêt. Quelques secondes de gagnées qui feront sans aucun doute la différence pour avertir les secours avant qu’une bande de lycanthropes mal lunés ne vous dépèce. Après l’appel.

Un écran qui se motorolapare

Le brevet déposé par Motorola va certainement réjouir plus d’un malhabile, puisqu’il concerne un écran de smartphone capable de se réparer lui-même en cas de fissure de l’écran. Pour cela, la dalle exploite un polymère à mémoire de forme qui, en cas de drame, fera disparaître – au moins en partie – les blessures du précieux à l’aide de modules thermiques intégrés à l’appareil. Autres que la batterie, je veux dire, puisque cette news ne concerne pas Samsung. OK, facile. Dans le détail, une application permet de délimiter la zone à réparer avant de lancer le processus de fascia healing. Ensuite, interdiction de toucher au joujou le temps que la magie opère (ce qui semble parti pour prendre quelques heures quand même). Cette guérison de façade rappelle ces milliers de passionnantes vidéos où des pare-chocs emboutis reprennent rapidement leur forme d’origine, après avoir été chauffés ou aspergés d’eau chaude. Motorola n’est pas le premier à s’intéresser à l’autoréparation, puisque les chercheurs des universités de Bristol ou encore de Californie sont également sur le coup. Sans oublier les proctologues, également concernés par ces douloureux problèmes de fissure.

Une génération allô ?

Selon Jean M. Twenge, professeure de psychologie à l’université de San Diego, ce qu’elle appelle la génération « iGen » (née entre 1995 et 2012) est plus en proie à la dépression que la précédente, celle des millennials ou génération Y. D'après les données relevées par la psy, les iGen, pour qui le smartphone est une extension physique et psychologique de leur être, socialisent de moins en moins, préférant les espaces virtuels pour échanger avec leurs amis (−40 % de rencontres réelles quotidiennes entre 2000 et 2015). L’âge des premiers rapports sexuels des Nord-Américains a également reculé d’un an (vers 16 ans), tandis que l'envie d’indépendance vis-à-vis des parents s’estompe (passage tardif du permis de conduire, moins de sorties entre amis non surveillées, etc.). Globalement, les iGen de 18 et 15 ans se comporteraient aujourd’hui comme le faisaient les Y de 15 et 13 ans. « Nous n'avons pas eu le choix de connaître une vie sans iPad ou iPhone. Je pense que nous aimons nos téléphones plus que nous aimons les gens réels », a ainsi confié une jeune fille de 13 ans, illustrant au passage l’augmentation de 10 % en dix ans du nombre d’ados se sentant seuls ou exclus. D’après la psy, le bilan est sans appel : la corrélation entre smartphone et dépression est établie, appelant les parents à sérieusement prendre en compte le problème.

Parce qu’il souhaite faire prendre conscience aux banques d'images de la faiblesse de la protection des fichiers par incrustation de filigranes, Google a développé un algorithme dédié à leur effacement à la volée, présenté à la conférence « Computer Vision and Pattern Recognition 2017 ». La vidéo accompagnant la démonstration montre l’efficacité de la technique (http://cpc.cx/k0k), tout en donnant la solution pour la contourner : introduire une part d’aléatoire dans le marquage.

Le constructeur Kolos construira « le plus grand centre de données écolo du monde » à Ballangen, bourgade norvégienne située à 68° de latitude et offrant un agréable climat tropical. D’une superficie de 600 000 m², l’installation sera alimentée par des énergies renouvelables sans gluten fournissant jusqu’à 1 gigawatt. En ce qui concerne le record, notons que d’autres centres de données de couleur verte, plus grands, sont déjà programmés par d’autres constructeurs.

Manifestement, l’avenir de la réalité augmentée semble plus serein que celui de sa virtuelle cousine. Les gens de Wing Nut AR, la branche du studio de Peter Jackson dédiée à cette cause, ont publié une sympathique, quoique non interactive, démonstration technique réalisée à l’aide de l’AR Kit, le toolkit de réalité augmentée d’Apple qui sera intégré à iOS 11. Cette dernière dure quelques minutes et mélange agréablement SF et western. Pour les curieux : http://cpc.cx/jXC.