Au coin du jeu

2020 : un an de chroniques « Au coin du jeu » et quelques limites

Distillée avec amour depuis 2017 dans les caves de l’abbaye de Canard, après une fermentation artisanale soignée, cette chronique autocritique est un cru millésimé qui passe en revue les failles et œillères de la rubrique « Au coin du jeu » durant l’année écoulée.

Epic Games Store: de l’affiliation à l’inféodation

Lorsqu’on est un média, blogueur ou vidéaste sur Internet, il n’y a pas énormément de modèles économiques disponibles. Je n’en compte que trois : payant (au numéro ou par abonnement), gratuit grâce à la publicité ou gratuit grâce à l’affiliation (c’est-à-dire une commission sur les ventes réalisées). Évidemment, la plupart des publications ont, ou essayent d’avoir, un modèle hybride mélangeant en proportions variées les trois possibilités.

Le jeu vidéo peut-il surfer sur la deuxième vague ?

Oui, je sais, je sais… mais sinon c’était « Le jeu vidéo finira-t-il par choper la fièvre ? ». Bon, vous avez compris le principe, il s’agit de se demander quel impact supplémentaire aura la deuxième vague épidémique sur l’industrie du jeu vidéo alors qu’elle frappe pendant la période clé qu’est Noël.

Sans next-gen y’a pas de plaisir

Il aura fallu attendre jusqu’au dernier moment, mais nous connaissons enfin les détails concernant le lancement de cette nouvelle génération de consoles. À un élément près quand même, et de taille : à ce jour, un mois avant leur sortie, Canard PC n’a pu tester concrètement aucune des deux machines. En attendant un retour d’expérience plus complet, état des lieux de ce que l’on sait.

Epic et la grosse commission

Ainsi, Epic est parti en guerre contre Apple, en plein milieu du mois d’août, période où votre humble plumitif inspecte plutôt le sable entre ses orteils que les recours judiciaires entre mastodontes du numérique. Quel manque de savoir-vivre…

Le retour du MeToo dans le jeu vidéo

Fin juin, l’industrie du jeu vidéo a dû faire face à une nouvelle explosion de témoignages concernant le sexisme et le harcèlement sexuel dans ses rangs, après une première vague il y a presque un an, en août 2019.

L’industrie du jeu vidéo face au mouvement Black Lives Matter

La mort à Minneapolis de George Floyd des suites d’une interpellation scandaleusement brutale a remis en lumière le mouvement Black Lives Matter (« Les vies noires comptent »). Elle a suscité un mouvement de protestation d’une ampleur rare, principalement aux États-Unis mais pas seulement. D’ordinaire très prudente dans ses positions sociales et politiques, l’industrie du jeu vidéo a cette fois été agitée par de nombreuses réactions, dont l’ampleur et la sincérité pourront être poliment qualifiées de « variables ».

Quelques paris sur le monde du jeu d’après

Je ne sais pas si c’est l’approche du déconfinement au moment où j’écris ces lignes (plus que deux dodos), mais je ressens comme une forme d’euphorie et aujourd’hui, contre toute tradition journalistique sérieuse, j’ai envie de faire des pronostics hasardeux sur l’état du jeu vidéo après la pandémie.

« Quelqu’un a prévu des respirateurs pour la presse ? »

Il y a peu, j’ai provoqué séparément le même moment d’incompréhension légèrement incrédule chez deux personnes totalement différentes. Rien de très inhabituel normalement, puisqu’il m’arrive souvent, bien qu’à mon corps défendant, d’énoncer en toute candeur des positions qui provoquent quelque émoi autour, alors que je les croyais parfaitement consensuelles.

Les nouveaux avocats de Quantic Dream

Le 15 janvier 2018, Médiapart et Canard PC entamaient la publication d’une série d’articles portant sur les conditions de travail dans l’industrie du jeu vidéo. Deux ans après, les deux articles qui concernent le studio Quantic Dream font l’objet d’attaques en règle de la part de médias qui semblent plus intéressés par la communication dudit studio que par les faits ou témoignages publiés.