Autopsie

Spec Ops : The Line - Au cœur des ténèbres, avec les développeurs du premier shooter anti-militariste

Sorti en juin 2012, Spec Ops : The Line est l'un des rares shooters militaires qui ne glorifie pas la guerre, et dont les missions ne se résument pas à tirer sur des enflures de terroristes et des crevures de nazis – ou n'importe quel type d'ennemis vus et revus qui ne poussent pas nécessairement le joueur à se questionner sur les conséquences et le bien-fondé de ses actions. C'est un titre dont le scénario, inspiré d'Apocalypse Now, a été largement salué par la critique, mais qui est aussi considéré comme un échec commercial. Les développeurs François Coulon, directeur créatif, et Walt Williams, scénariste, sont revenus sur sa genèse, l'écriture de son scénario et sa réception auprès du public.

Elite Dangerous - La galaxie suffit-elle ?

Sorti en décembre 2014 grâce à une campagne Kickstarter (très) réussie lancée deux ans plus tôt, Elite Dangerous est le quatrième épisode d’une série de jeux lancée en 1984 avec le légendaire Elite, suivi de Frontier Elite et Frontier Elite II en 1993. Elite est un space sim qui vous propose d’arpenter la Voie lactée à bord de votre vaisseau et de vous adonner aux activités classiques que proposent les space sims : faire de l’argent par moult moyens, tuer des ennemis par moult moyens et explorer moult endroits. Trente ans après le premier épisode, Elite Dangerous (ED) a conservé cette recette simple mais ô combien efficace.

Devotion - Comment une histoire mêlant Winnie l’ourson, censure et review-bombing a fait disparaître un jeu de Steam

Devotion est un jeu d’horreur indépendant taïwanais, où l'on incarne un scénariste sur le déclin qui enquête dans son appartement pour déterminer ce qui est arrivé à sa famille dans les années 1980. Sa femme est une ancienne chanteuse à succès, et sa fille est atteinte d’une maladie mystérieuse qui la contraint à rester à l’intérieur, loin de ses camarades de classe et de ses rêves de renommée internationale. Le souci, c’est que si vous ne possédez pas déjà ce jeu sorti en février 2019, vous ne pourrez peut-être jamais y jouer.

Hellgate : London - Il nous promettait démons et merveilles

Star Citizen, dont nous vous parlons dans le présent numéro, est un jeu que nous qualifions souvent de « trop gros pour aboutir ». Trop de budget. Trop d'ambitions. Trop de tout, en fait. De quoi être inquiet, surtout lorsqu'on sait que certains jeux se sont déjà plantés en empruntant la même route. Des jeux comme Hellgate : London, devenu lui aussi trop gros pour aboutir et désormais, trop gros pour mourir.

Confederate Express - J'ai l'escroc

Chers lecteurs, chers lectrices, nous voici en présence du cadavre encore chaud de Confederate Express, jeu mort-né. Les causes de son décès comprennent une période de gestation très douloureuse, compliquée par l'apparition d'une escroquerie et de quelques vilains mensonges. Allez, ouvrons-lui le bide afin de constater l’ampleur des dégâts.

Dépense inconsidérée n° 1 : un bus à 3 millions de dollars.
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Firefall - Un être vous mord et tout est dépeuplé

L'histoire commence de la façon la plus flamboyante qui soit. Nous sommes en 2005 lorsque Michael Weingarter, Mark Kern, William Petras et Taewon Yun décident de quitter Blizzard pour fonder Red 5 Studios avec l'ambition de créer un MMO. Le genre de nouvelle qui, à une époque où World of Warcraft faisait baver toute l'industrie, a excité leurs investisseurs au point de leur faire ignorer la réalité pendant de longues années. De très, très longues années.

Un décor plein de vie, une interface discrète, des graphismes épatants... Non vraiment, l'échec de Decksplash est incompréhensible.
Decksplash - Le crime de l'Ollie Express

Traditionnellement, les autopsies de Canard PC se font, peut-être à cause de notre goût pour la nécrophilie, sur des jeux anciens, des vieilleries déterrées pour l'occasion. Mais pas cette fois-ci. Le cadavre est encore chaud (je viens de me pencher pour vérifier le pouls... non, il est bien mort), les insectes ne se précipitent pas encore sur le corps, tout juste touché par la rigidité cadavérique. Decksplash vient d'être assassiné, et nous allons trouver ensemble son meurtrier.

Lionheart : Legacy of the Crusader - Le jeu de la dernière chance

Il n'aura fallu que quelques années de tourmente pour cribler de dettes Interplay, le géant du jeu vidéo PC. En 2002, l'entreprise autrefois si prospère est au plus mal : ses caisses sont vides et ses actions s'achètent pour trois fois rien. Il reste juste assez d'argent pour tenter un dernier coup d'éclat et le sauver de la ruine.

Star Fox 2 - Rattrapons vingt-deux ans de renard

Nous sommes début 1993. Bill Clinton vient d'être élu quarante-deuxième président des États-Unis et nomme ses stagiaires, la Tchécoslovaquie se sépare en deux et la chaîne Euronews commence à émettre. Au même moment, dans les bureaux de Nintendo, on peaufine le premier jeu en 3D de la Super NES. Personne ne se doute qu'un renard accompagné par un faucon, une grenouille et un lapin dans des vaisseaux spatiaux fera de Star Fox l'une des plus grandes réussites de la console. Galvanisé par ce succès, Nintendo lance la production d'une suite prévue pour 1995. Une suite terminée à 95 %, qui ne verra finalement le jour qu'en cette fin d'année 2017.

La relation avec la fille du personnage principal, Amanda, est l'une des grandes réussites de Dream Daddy.
Dream Daddy : A Dad Dating Simulator - Un grand papa pour l'humanité

Au milieu de la litanie de licences resucées jusqu'à la moelle et de blockbusters pleins d'explosions qui ont droit à tous les budgets publicitaires, le petit monde des jeux vidéo arrive parfois à nous prendre par surprise. Il y a eu Kerbal Space Program, Undertale, Stardew Valley, Don't Starve. Des jeux aux budgets plus modestes, aux ambitions plus concentrées, mais qui réussissent parfaitement à faire vibrer une corde particulière dans le cœur du public. À cette liste de jeux, on peut désormais ajouter Dream Daddy : A Dad Dating Simulator.