Je vis des hauts et des bas

Le temple de Stockholm - Comment je suis tombé amoureux de la pire intro de jeu vidéo au monde

On l’a accusé de souiller le jeu de rôle, de torturer les débutants, de gâcher l’enfance de milliers de joueurs. C’est tout juste si le temple des Épreuves, niveau qui sert de prologue à Fallout 2, n’a pas été considéré comme coupable du réchauffement climatique, de la montée du fascisme et des endives mal cuites de la cantine. Je l’ai longtemps haï. Et puis, au fil des années, ma haine s’est changée en autre chose. Elle est devenue... de l’amour.

Faut-il jouer en mode ironman ? - Joies et frustrations d'une option pour masochiste

C'est un beau matin de printemps, je décide de commencer une nouvelle campagne sur Hearts of Iron IV. Je choisis mon pays, ma date de départ et... la voilà ! La maudite case Ironman ! Elle me regarde telle une bête assoiffée de sang. Je sais que je ne devrais pas cliquer dessus, que je vais le regretter. Mais bien sûr, je clique. Et vingt heures de jeu plus tard, alors que mon armée se fait massacrer par les chars soviétiques sans possibilité de revenir à une sauvegarde précédente, je me pose toujours la même question : pourquoi donc est-ce que je m'inflige une telle torture ?

Gotham City Impostors - Batman contre Pavlov

Je vous préviens tout de suite, la rédaction de ces pages risque d'être un peu compliquée. La simple évocation de Gotham City Impostors me donne la nausée. En effet, depuis que je l'ai testé dans des conditions que nous qualifierons pudiquement de « difficiles », ce jeu déclenche chez moi des réflexes pavloviens qui vont d'un léger état de fébrilité à la bonne grosse gerboulade des familles. Tâchons donc de ne pas trop traîner car je sens que la cuvette des toilettes devient de plus en plus attirante.

Doom 2, le chaos et l'Évangile selon Jean - Quand le level design nous livre une leçon de théologie

Je connais Doom par cœur. Et je ne parle pas uniquement des niveaux ou des codes de triche. Je sais que la texture de la première pièce du premier niveau est nommée STARTAN3 dans le tableau TEXTURE1 du fichier DOOM.WAD et que, dans ce même fichier, le pointeur vers l'index des entrées est enregistré du 9e au 12e octet. Depuis mon adolescence, dans ce magazine et ailleurs, j'ai écrit des dizaines de pages sur Doom. Sur son gameplay, sur son influence culturelle dans le jeu vidéo et au-delà, sur les artistes qui s'en sont inspirés dans leurs œuvres. Et pourtant, malgré toute ma science, jusqu'à récemment, quelque chose continuait à m'échapper au sujet de Doom 2.

L'art de perdre dans PUBG - (sans pourrir la soirée des autres)

Après une partie acharnée de League of Legends, Voltaire (qui était, paraît-il, un excellent top laner) a dit un jour : « Le grand drame des jeux multijoueurs, finalement, ce sont les joueurs. » Trois siècles plus tard, la phrase du grand homme n'a pas pris une ride.

Neo Turf Masters - Ou « comment j'ai appris à apprécier un sport de riche dans mon 20 m² »

Chaque matin je me lève un peu plus triste que la veille. Car chaque matin ouvre une nouvelle journée sans qu'Arc System Works n'ait décidé d'utiliser le moteur de son Guilty Gear Xrd pour me pondre un remake de Neo Turf Masters, fantastique jeu de golf arcade sorti sur Neo-Geo en 1996.Note : 1 Dans mes rêves les plus fous, j'imagine un titre avec des couleurs pétantes, des lignes de tension à chaque coup et du rock décérébré. Puis je me lève, un peu plus triste que la veille.

Note 1 : Neo Turf Masters est encore aujourd'hui disponible sur une tonne de plateformes, du téléphone à la Switch, et je vous conseille fortement d'y jouer.

De l'importance du soleil dans le jeu vidéo - Ou pourquoi je refuse de payer 60 euros pour me taper le climat de l'Écosse

La technologie nous donne les moyens de créer des mondes virtuels fabuleux. Il n'y a pas de limite. Ici, un développeur et son moteur 3D plantent une forêt magique peuplée de lutins farceurs. Là, ils bâtissent un village médiéval tout mignon dans lequel se promènent de joyeux troubadours. Quel intérêt alors d'y faire pleuvoir des cordes et de couvrir le ciel de déprimants nuages gris ?

Bushido Blade 2 - Comment Ubisoft a développé sans le vouloir une suite que je n'attendais plus

Nous sommes en 1998 et ma douce et courageuse mère (coucou Maman, je t'aime, tu sais) est équipée de bouchons d'oreilles ainsi que de deux seyants oreillers scotchés autour de sa tête, et pour cause : dans ma chambre d'ado ornée de posters à l'effigie de X-Files ou Star Wars, c'est le bordel. Couvrant le bourdonnement satisfait de ma Playstation, modifiée pour lancer des jeux japonais, quatre jeunes hommes en fleurs beuglent comme des imbéciles toutes les trois minutes. Nous découvrons Bushido Blade 2.

La Citadelle de Half-Life 2, aussi menaçante que doit l'être tout bâtiment administratif.
Du forgeron invisible au coiffeur de l'ombre - Je me suis posé des questions et je n'aurais vraiment pas dû

Pour estimer la qualité et la cohérence d'un univers de jeu vidéo, une frange particulièrement extrême de rôlistes se pose la question suivante : « Qu'est-ce que les gens mangent ? » Si le joueur trouve une réponse satisfaisante lors de son exploration, par exemple des champs cultivés, du bétail ou des silos à grain, alors la logique du monde est sauve. L'astuce se décline en tout un tas de variantes inoffensives : « Où est-ce que les gens dorment ? », « où puisent-ils leur eau ? » et « où travaillent-ils ? ». Hélas, de dangereux déviants ont perverti cette méthode avec des obsessions douteuses et un absurde souci du détail. Moi, par exemple, la question que je n'arrive pas à me sortir de la tête, c'est : « Qui a décidé qu'il devait y avoir des pics, là ? »

Ride - Pots cathartiques ou effets catalytiques ?

Une araignée au plafond. Une case en moins. Un pet au casque. Bercé trop près du mur. Bête à bouffer du foin. Timbré. Fou. Idiot. Débile. Crétin. Couillon. Imbécile... Les qualificatifs ne manquent pas pour parler d'un type prêt à monter chaque jour sur un deux-roues et traverser des agglomérations où la moindre rue peut devenir son tombeau.

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Wreckreation - Un tremplin d'émotions

Nan mais vous savez, quand on est journaliste de jeu vidéo, on est vite blasé. À force de tester des dizaines de jeux, on a forcément tout vu. Prenez Wreckreation par exemple. C'est bien mignon de vouloir refaire Burnout Paradise, mais on y a déjà jo... Attendez, c'est un tremplin qui vient d’apparaître là ?

Infection Free Zone - L'apocalypse, c'est toujours plus sympa chez soi

Montargis. Le Futur. J'ai rejoint quelques survivants cachés dans les ruines de la mairie. Des hordes de zombies patrouillent rue Chatouillat. Mais nous sommes affamés. Pour trouver de la nourriture, Patrick propose d'aller fouiller le supermarché « Halle 2000 », rue Van Linden.

City Bus Manager - Je monte, je valide

Les vétérans de la simulation aérienne connaissent bien Aerosoft qui, depuis les années 1990, fait son beurre en vendant des avions et des aéroports pour Flight Simulator et X-Plane. Cette échoppe située en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (première fois de ma vie que j'écris le nom de cette région allemande) entretient aussi une petite activité d'éditeur de jeux vidéo plus classiques.

Les Mondes d'Aria - Rôles et jeunesse

Je déteste les jeux qui font du fan service, surtout lorsque celui-ci repose sur une youtuberie ou twitcherie en vogue. Alors quand un développeur des Mondes d'Aria me propose de passer à la rédac pour me montrer sa production basée sur Game of Rôles, je lui dis oui et je planque ma tronçonneuse dans un coin de la pièce, prête à démarrer.

Big Ambitions - L'entrepreneur, ce héros moderne

Moi, vous savez, j'en ai bavé pour arriver là où j'en suis. Quand j'ai débarqué à Montargis, j'avais trois euros cinquante en poche. J'ai bossé comme un chien 28 heures par jour pour arriver au sommet.