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Les mots ont-ils encore un sens pour CD Projekt ?

Nous savions que CD Projekt préparait un remake de The Witcher. Nous savions aussi qu'il exploiterait l'Unreal Engine 5. Jusque-là, tout était donc clair : nous nous attendions à une version modernisée du premier épisode de la franchise, avec quelques petits raffinements supplémentaires pour mettre son gameplay au standard de 2022. Et nous avions tort, puisque le studio polonais vient de révéler que ce remake se déroulera dans un monde ouvert, comme The Witcher 3, là où le jeu original était un RPG à couloir. Vizima et sa banlieue, qu'on visitait via une multitude de niveaux séparés dans le premier épisode, seront transformés en grand open world. Doit-on encore parler de remake quand on change carrément la structure du jeu ? Je mets la question sur la table, tant pis si cela effraie les bourgeois. A.

Votre séjour aux sports d'hiver

Le studio canadien Hinterland annonce Tales from the Far Territory, un gros DLC payant son impitoyable jeu de survie neigeux The Long Dark. Cette extension sera entièrement dédiée au mode Survival – tant mieux, la campagne narrative est moins intéressante – et sortira sous forme épisodique, toutes les 8-10 semaines pendant un an. Les gros morceaux : trois nouvelles régions glaciales, des mini-histoires (les Tales du titre) à suivre pour découvrir le passé de Great Bear Island, de nouveaux mécanismes de jeu (insomnie, brouillard électrostatique, développement de photos, recettes de cuisine supplémentaires...), des cougars, un NPC pour faire du commerce, un traineau pour porter des ressources et même la possibilité de décorer le chalet. Ce contenu commencera à être disponible pour une vingtaine d'euros à partir du 5 décembre. A.

Une bande-annonce survoltée nous apprend le parachutage imminent de Broforce Forever, une énorme mise à jour pour le jeu d'action parodique Broforce avec de nouveaux persos, de nouvelles missions et bien sûr plusieurs centaines d'hectolitres de testostérone.
Rompant avec le style de l'épisode précédent, Ubisoft affirme que le prochain Splinter Cell pourra se terminer sans tuer le moindre ennemi. Le gameplay favorisera l'infiltration avec des gadgets et un système de « désescalade » pour éviter d'avoir à tirer dans le tas. A.
Han... Et voilà, à vouloir faire son intéressant avec un jeu bardé de références culturelles, on se fait taper sur les doigts par des profs qui portent des pulls rapiécés. C'est Pentiment qui est puni aujourd'hui, car un chercheur médiévaliste de l'académie frisonne (si si, c'est un vrai truc) a remarqué qu'il y avait du Lorem Ipsum utilisé dans la scène d'intro, en lieu et place de vrai latin. Pour la peine, Josh Sawyer devra recopier cent fois rosa, rosae, rosam. N.M. 
Après avoir survécu après la fin du monde, après avoir survécu sur Mars, Paradox Interactive propose de survivre dans Subnautica, avec l'annonce de Surviving the Abyss qui débarquera en accès anticipé en janvier. Il faudra construire et gérer un laboratoire de recherche tout en gardant sa population saine d'esprit, comme pendant le confinement mais sous l'eau. N.M.  
Cry Me a Soul Reaver

Crystal Dynamics vous a entendus « fort et clair ». Il aura suffi de peu de choses finalement : un quiz de Kahn Lusth qui parle de Legacy of Kain dans la dernière (ou l'avant-dernière, ou même l'avant-avant-dernière, selon arrivage) émission de Canard PC pour qu'immédiatement, Internet se mette en branle. Plus de 100 000 spectateurs (les chiffres de nos replays YouTube sont complètement pipotés par Google) ont répondu à un sondage pour exiger que la licence soit remise en avant. Embracer Group, qui détient maintenant Crystal Dynamics depuis la vente par Square-Enix, est plutôt chaud, déclarant laconiquement y voir un « grand potentiel ». Reste à savoir, maintenant, si les envies se porteront plutôt vers une suite de la licence Blood Omen ou de Soul Reaver. Dans les deux cas, je suis content. N.M. 

Des lits d'initiés

Deux employés (et « d'autres personnes ») de Square-Enix ont été arrêtés hier pour avoir commis un délit d'initiés, ce qui est un bien joli ensemble de mots pour décrire le fait de miser en Bourse sur une entreprise grâce à des informations qui ne sont pas connues du public. Par exemple, en l'occurrence, acheter 320 000 euros d'actions de la société Aiming parce que le studio va développer le prochain jeu Dragon Quest, ce qui, forcément, fera bondir l'action, alors que personne en dehors de Square-Enix n'est au courant. Enfin maintenant si, tout le monde est au courant, mais pas au moment où les actions ont été achetées, ce qui est, donc, illégal, au Japon comme ailleurs. Que retenir de toute cette histoire ? Qu'au Japon, les délinquants financiers sont arrêtés, alors qu'en Occident, on aurait salué leur esprit d'initiative avec un poste dans l'administration. « Différance de mentaliter, san doute »... À méditer. N.M. 

Tout est sous Control

Control 2 arrivera donc bel et bien un jour, merci d'avoir l'air surpris. Le nom de code Project Heron vient de prendre son envol – la vache, je tiens une forme aujourd'hui... – en dévoilant ce qui se cachait derrière son plumage – mais qui m'arrêtera ? – à savoir : Control 2. Il sera toujours développé par Remedy qui s'associe avec l'éditeur italien 505 Games pour codévelopper et coéditer le jeu, dont ils ont livré un premier artwork dans lequel on voit une sorte de bâtiment bizarre avec des trucs bizarres à l'intérieur. C'est bizarre, quoi, mais pas très étonnant pour un jeu qui s'amuse à explorer l'imaginaire de la Fondation SCP et – je le découvre en même temps que vous –, le mouvement New Weird, dont font partie des livres comme La Maison des feuilles ou bien des BD comme Gideon Falls, que je vous conseille au passage, tiens, vous serez pas venus pour rien. N.M. 

Quand votre cœur fait Doom

Dans une lettre ouverte qui fait à peu près la taille de Moby Dick, le compositeur Mick Gordon revient sur l'affaire autour de l'OST de Doom. Quelle affaire ? Eh bien, je ne le savais pas non plus, mais visiblement, l'OST qui était incluse dans la version collector du jeu était toute pourrie à cause d'un mixage douteux et de l'utilisation de morceaux pas finis. Pour Marty Stratton, producteur chez id, la faute incombe à Mick Gordon, qui n'a pas respecté ses engagements. Que nenni, répond Gordon, en livrant une version très, très détaillée de son travail sur Doom et des conditions calamiteuses dans lesquelles il a dû bosser, parmi lesquelles on trouve : le fait de n'avoir été payé que pour la moitié des morceaux, d'avoir eu des dates complètement irréalistes à respecter, d'avoir été harcelé et d'avoir reçu des menaces, entre autres. Et d'ajouter, pour conclure, que quand il a voulu en parler en public, Bethesda lui a proposé une somme à six chiffres pour qu'il ne dise rien. La prochaine fois, ils proposeront sept chiffres. N.M.