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En 2021, tout va bien

Comme tous les ans à la même période, c'est l'heure du bilan après la clôture de l'année fiscale. Bonne nouvelle : tout le monde est content. Très léger recul du chiffre d'affaires mais bénéfices nets constants pour Nintendo, bien dans les clous des prévisions. Bandai-Namco double presque son bénéfice grâce au succès d'Elden Ring. Electronic Arts réalise un chiffre d'affaires record et des bénéfices stables, tandis que Capcom se porte très bien également. Bref, tout est parfait, les constructeurs sont contents, les éditeurs sont contents, les studios sont contents, Macron est content, Bobby Kotick est content. Il y a une guerre mondiale en gestation, le GIEC qui prédit la fin du monde d'ici deux ou trois semaines, la pandémie qui n'en finit pas de pandémire, des dictateurs qui rotent un peu partout, Valérie Pécresse qui doit toujours 5 millions à sa banque, ma hanche qui me fait mal, mais ils sont contents. J'espère que vous êtes contents. Ça serait dommage de gâcher cette immense fête qu'est la vie. N.M. 

Bobby bat en retraite

Plus les jours passent, et plus l'instant où je serai le seul à ne pas encore avoir attaqué Bobby Kotick en justice se rapproche. Cette fois, ce sont les retraités de New York qui s'y mettent, par le biais d'une plainte déposée par la ville au nom d'un fond de pension géré par l'État. Ce que reprochent tous ces braves gens au patron d'Activision-Blizzard est d'avoir précipité le rachat par Microsoft, uniquement dans le but de se couvrir et de se barrer avec la caisse tant que c'était encore possible. Ils réclament donc que l'entreprise livre toutes les preuves qu'il y a bien eu une négociation, alors que Kotick et Phil Spencer eux-mêmes reconnaissent que le rachat a été ficelé extrêmement vite. « Nous ne sommes pas d'accord avec les allégations formulées dans cette plainte et nous sommes impatients de présenter nos arguments à la Cour », a expliqué un représentant de l'entreprise. Au moins, il y en a un qui s'amuse. N.M. 

David Ward, le cofondateur d'Ocean Software, est décédé, en même temps que la partie de mon enfance passée à jouer à la Famille Addams sur Super NES, Jurassic Park et Shaq Fu – qui était nul à chier, il faut bien le reconnaître, contrairement à tous les autres jeux tirés de licence. Merci de m'avoir offert cette enfance-là, elle était parfaite. N.M. 
Les tribulations d'un streameur en Chine

Pour faire face à ce fléau qui corrompt la jeunesse et démobilise les forces vives de la Nation (les streams CPC), les glorieuses institutions chinoises ont décidé d'interdire aux mineurs de 18 ans de faire des dons sur les plateformes de diffusion en dehors de la supervision d'un parent. J'apprends par la même occasion que la principale plateforme de diffusion de jeux en Chine, leur Twitch à eux, s'appelle Bilibili, et qu'il aurait peut-être fallu trouver un autre nom s'ils voulaient destiner sa diffusion à un public adulte, par exemple « obsèques-assurance-prévoyance vidéo » ou « Des chiffres et des idéogrammes ». Par la même occasion, le gouvernement prévoit d'interdire l'accès à ces plateformes aux mineurs après 22 h. En janvier, Bilibili avait déjà supprimé l'accès à tous les programmes considérés comme violents, tels GTA V, The Witcher 3 et le Tribunal des Bureaux. N.M.

Pègre de famille

D’après le site américain Kotaku, Hangar 13, le studio derrière les Mafia, travaillerait à un nouvel épisode de sa série de faux GTA des années 1930. L’objectif serait d’en finir avec la longue traversée du désert de la boîte, qui a perdu plusieurs de ses cadres, dépensé des dizaines de millions sur un MMO de super-héros finalement annulé, connu deux vagues de licenciements et sorti un Mafia 3 un peu tiède. Selon Kotaku, ce nouveau projet encore top-secret serait d’ailleurs un préquel aux Mafia, une façon de renouer avec les points forts de la série puisque le remake de son tout premier épisode, Mafia : Definitive Edition, a été très bien accueilli fin 2020. De toute façon, c’est le moment ou jamais de sortir un monde ouvert avec des bagnoles : dans quelques années, quand tout le monde aura joué à GTA 6, un open world avec dix fois moins de budget fera beaucoup moins envie. I.

C’est officiel : Stray, le simulateur de chat errant dans un joli monde cyberpunk, sortira cet été sur PC et PS5. Chez ses fans, on attend sans doute avec impatience de faire néo-caca dans une litière laser. I.
La cité de vapeur

La chaîne YouTube de documentaires Noclip vient de publier une heure de gameplay de Ravenholm, un projet d’Arkane Studios (Dishonored, Prey, Deathloop) annulé à la fin des années 2000. On savait déjà que le jeu se déroulait entièrement dans la ville lugubre arpentée par Gordon Freeman dans Half-Life 2, mais c’est la première fois qu’on voit quelqu’un finir plusieurs niveaux de ce curieux mélange de Half-Life, Left 4 Dead et Prey. Il y a une atmosphère glauque, des morts-vivants partout et plein de trouvailles typiques d’Arkane, comme ces zombies qu’on peut pousser dans des clous qui dépassent du mur ou ce lanceur d’arcs électriques qui permet d’actionner des pièges dépourvus de courant. Des trouvailles qui n’ont pas empêché Valve de tuer le projet dans l'œuf, de peur… que le public se soit lassé de tuer des zombies. Par charité, nous ne commenterons pas. I.

Roi d'inventaire

On pourrait le décrire comme un jeu, mais Save Room est plutôt un poème, une ode, un gospel dédié à une mécanique chère au cœur de tant de joueurs : l’inventaire-tetris. Pivoter un pistolet pour avoir la place de transporter un chargeur supplémentaire, mettre deux fusils tête-bêche pour créer un rectangle très harmonieux, caler les petits trous du sac à dos avec une grenade ou une potion : ces petites joies simples, Save Room, fraîchement débarqué sur Steam, propose de les revivre tout au long de 40 niveaux. Le look inspiré de Resident Evil 4 ne me parle pas trop et j’aurais bien aimé que l’on puisse utiliser la souris pour déplacer les objets, mais pour moins de 2 € (0,3 litre d’essence), je ne vais pas bouder mon plaisir. « J’en rêvais », m’a confié Ellen Replay en découvrant le jeu, de grosses larmes roulant sur ses joues. I.

Couvrez ce singe que je ne saurais voir

Après l'annonce de Return of the Monkey Island, qui devrait sortir cette année, Ron Gilbert et Dave Grossman ont donné un entretien au site Ars Technica, où ils se sont épanchés sur le développement du jeu. On y apprend notamment qu'ils étaient tétanisés à l'idée de se planter et de ne pas répondre aux attentes des fans de la première heure, qu'il y aura un mode « casual » pour les gens qui débutent dans les jeux d'aventure (ou qui n'ont plus le temps « parce qu'ils ont une vie et des enfants », pour reprendre les termes de Gilbert) et que le jeu sera globalement moins frustrant que ses prédécesseurs parce qu'on a tous un sévère déficit de l'attention depuis que le concept de smartphone existe. ER

Il nous faudrait un plus gros bateau

Depuis son annonce en 2017, il n'y a pas eu beaucoup d'informations à se mettre sous la dent concernant l'extension d'Assassin's Creed IV : Black Flag Skull and Bones, toujours en cours de développement chez Ubisoft Singapour. Une vidéo de six minutes, qui est censée faire office de tutoriel pour les testeurs de la version alpha, vient de fuiter : on y apprend notamment qu'il y aura un système de réputation qui permettra notamment de débloquer de meilleurs bateaux, des batailles navales, du crafting à gogo et des mécaniques qui vous contraindront à garder votre équipage satisfait et repu, sous peine qu'il se retourne contre vous et vous assassine froidement. ER

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Teenage Mutant Ninja Turtles: Shredder's Revenge - Tortues Ninja, Tortues Ninja ♫

Prenons deux minutes pour analyser ces paroles : « Tortues Ninja, Tortues Ninja ! Tortues Ninja, Tortues Ninja ! Tortues Ninja, Tortues Ninja ! Cowabunga le cri des ninjas ! » Avouez qu'en matière d'introduction, ça se pose là : deux mots, six répétitions et vous savez déjà l'essentiel, à savoir que ça va parler de tortues devenues ninjas. Eh oui, c'est tout à fait normal en 1987. Par contre, il est temps de vous révéler l'infâme vérité.

Mask of the Rose - À Londres, des jeunes filles en fleurs

Steam est gentil. Steam est mon ami. Il m'informe, avant que je ne télécharge la démo de Mask of the Rose : « Ce jeu ne ressemble à aucun des jeux auxquels vous avez joué auparavant, c'est pourquoi il nous est difficile de savoir s'il pourrait vous intéresser. » C'est un peu vrai, ami Steam, ami de mon cœur. Mask of the Rose ne ressemble à aucun autre jeu. C'est un peu faux aussi.

Nine Sols - Dévoué corps et lame

Après les jeux d'horreur Detention et Devotion (vous savez, le jeu qui a tristement été retiré de Steam à cause d'une petite blagounette sur Xi Jinping), le studio taïwanais Red Candle planche sur un jeu d'action/plateforme en 2D dessiné à la main et inspiré par le gameplay de Sekiro. En un mot comme en cent : vous allez souffrir, mais ce sera mis en scène par de très beaux dessins colorés.

Prochainement, dans une galaxie lointaine - La Guerre des Étoiles aura bien lieu

Disney a lâché quatre milliards de dollars à George Lucas pour s'approprier Star Wars. Alors il faut rentabiliser l'affaire. Mettant fin au monopole historique d'Electronic Arts sur la licence (qui n'en avait d'ailleurs rien sorti de très glorieux), Mickey a fait la tournée des popotes pour proposer sa belle licence à un maximum de monde. C'est un petit tsunami de jeux Star Wars auquel il faut s'attendre dans les prochaines années, alors faisons le point sur ceux qui sont annoncés sur PC.

Immortality - Claque de fin

C’est très mal, je sais. Il ne faut jamais accorder sa confiance aveuglément à un seul développeur, aussi doué soit-il. Il faut aussi se rappeler que la politique des auteurs a tendance à éclipser toutes les personnes qui participent à la conception d’un jeu, et à faire enfler les chevilles de ceux qui se voient glorifiés au détriment du reste de leur équipe. Et pourtant, j’ai trépigné de joie quand j’ai appris la sortie du « nouveau Sam Barlow », prévue pour cet été.