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Disponible depuis peu en accès anticipé, Dark and Light rend le plus bel hommage possible aux fans de sa précédente version en étant, comme cette dernière, bugué jusqu'à l'os. Personnages qui deviennent minuscules, flèches grosses comme des troncs d'arbre... la liste est sans fin, à tel point que les développeurs recommandent très sérieusement à leurs joueurs d'en rire pour faire passer la pilule.

Même entre les mains de Standing Stone Games, The Lord of the Rings Online ne modifie pas sa vitesse de croisière et bénéficie désormais d'une extension qui emmène les joueurs dans le Mordor. Au programme : plus de 300 nouvelles quêtes, un système d'allégeance pour obtenir quelques bonus, de nouveaux objets à fabriquer et surtout, la possibilité de se la raconter à 300 km/h en jouant un Haut-Elfe.

La justice des Pays-Bas s'est levée et a mis une grande torgnole à Riot Games, lui ordonnant de s'excuser auprès d'Edgar Davids et de lui apporter un gros chèque. Le problème ? Les développeurs avaient créé une skin pour un personnage de League of Legends qui ressemblait beaucoup trop à l'ancien footballeur. Pour la petite histoire, ce dernier avait commis un tweet à ce sujet en 2014... où il remerciait les développeurs de cet hommage.

Elder Scrolls Legends, le jeu de cartes pas foufou mais quand même marrant issu de l'univers du même nom, est désormais disponible sur Android et iOS. Loin d'être un portage à l'arrache, il bénéficie d'une interface adaptée aux petits écrans, ainsi que de l'extension sortie un peu plus tôt qui emmène les joueurs dans Skyrim. Et tout ça pour le merveilleux prix de « gratuit ».

Un site allemand qui venait d'interviewer Chris Roberts s'est empressé d'annoncer que la taille de l'univers de Star Citizen allait être réduite. Il n'en a pas fallu davantage pour que des joueurs viennent assiéger Cloud Imperium Games en criant « rends l'argent ! ». Manque de bol, il ne s'agissait que d'une erreur de traduction.

L'affaire du trône

Les Chevaliers du trône de glace, la nouvelle extension de Hearthstone, est disponible depuis peu. Dans leur immense majorité, les 135 nouvelles cartes ne changent pas le jeu en profondeur. Mais une petite dizaine permettent de remplacer son personnage par une version corrompue dotée d'un nouveau pouvoir spécial. En revanche, difficile d'ignorer les modifications apportées par Blizzard pour rendre son jeu moins onéreux. Première nouveauté : les aventures solo sont désormais offertes, y compris la toute dernière qui nous embarque à la conquête du fameux trône gelé. Comme ça, genre « on vous fait des cadeaux gratuits parce qu'on vous aime bien en fait ». L'objectif ? Ne plus imposer aux joueurs de payer régulièrement une vingtaine d'euros pour obtenir des cartes impossibles à avoir autrement. Deuxième nouveauté, il est désormais exclu, en ouvrant un pack, d'obtenir une carte légendaire que l'on possède déjà. Deux modifications qui devraient donc alléger la facture, mais sans doute pas au point de dissuader les joueurs de claquer une centaine d'euros tous les trois mois pour rester dans la course.

Albion ? Vous êtes sûr ?

La surprise de l'été ? Elle s'appelle Albion Online. Personne n'a vu venir le succès de ce MMORPG un peu old school, pas même ses développeurs qui avaient pourtant amassé la coquette somme de dix millions de dollars lors de son financement participatif. Résultat, le jeu a été saturé dès la sortie, à tel point que les bouchons formés par les joueurs empêchaient d'atteindre la ville centrale. Le studio a donc bricolé des téléporteurs pour que chacun puisse revenir sans encombre, précisant au passage que cette solution peu élégante serait temporaire. Un succès qui n'aura pas tardé à attirer les cons et autres voitises, puisque le jeu est pris en otage par une bande de malfrats 2.0. En effet, Albion est la cible depuis sa sortie de nombreuses attaques DDOS qui, comme on peut l'imaginer, font hurler de rage les joueurs. Les développeurs n'ont toujours pas été en mesure d’endiguer le phénomène et les techno-margoulins profitent de leur faiblesse en exigeant désormais une rançon pour arrêter leurs âneries. Bon, où j'ai mis mon seau de popcorn, moi ?

Vous allez vous prendre une Garriott

Il y a deux mois de ça, Richard Garriott a lâché une bombe dans la mare : Shroud of the Avatar, après avoir englouti plus de dix-huit millions de dollars, avait besoin d'une rallonge de deux millions pour sortir dans des conditions convenables avant la fin de l'année. Pour faire face à cette urgence financière, le développeur a donc lancé une nouvelle ronde de financement pendant l'été. Dédiée aux professionnels et aux gens « très motivés », cette dernière vient de s'achever sur la somme de... 700 000 dollars. Soit 1,3 million de dollars en dessous de la somme escomptée. Pour raccrocher les wagons, le studio a donc tout d'abord établi un partenariat avec Travian, un groupe allemand qui se chargera d'éditer le titre en Europe, aux États-Unis et dans quelques autres régions du globe. Ensuite, le studio va remplacer ses téléthons trimestriels par une nouvelle mouture mensuelle, dans laquelle les joueurs auront douze heures pour acheter des breloques virtuelles, contre vingt-quatre auparavant. Bref, une solidité financière et un culot qui viennent de pousser Richard Garriott à déclarer dans une interview donnée au site Venturebeat que son studio songe à éditer des jeux dans un avenir proche. En même temps, difficile de remettre en cause la capacité de Portalarium à amasser de l'argent.

La crise de la cinquantaine

Que faire quand on a développé l'un des meilleurs jeux au monde ? Une solution est de le refaire en HD. C'est celle qu'avait choisie Derek Yu il y a quelques années, faisant de son Spelunky de 2009 un Spelunky HD en 2012. Mais que faire quand cette version HD est encore meilleure ? Après avoir longtemps erré, Derek Yu a enfin trouvé une porte de sortie honorable : sortir non pas un nouveau jeu, mais plein. UFO 50, prévu pour l'an prochain sur PC, regroupera donc cinquante nouveaux jeux (de plateforme, d'arcade, de réflexion...) qui partageront la même palette de couleurs et les cinq mêmes développeurs, parmi lesquels on retrouvera donc Yu, mais aussi Ojiro Fumoto, créateur de Downwell. Cinquante jeux d'un coup... je prédis une vague d'absentéisme le jour où il faudra désigner un volontaire pour les tester.

Par les créateurs, pour les créateurs

Après neuf ans d'activité (on ne va quand même pas parler de « bons et loyaux services », l'ironie a ses limites), Microsoft fermera en septembre sa boutique Xbox Live Indie Games, qui permettait à tout le monde de publier des jeux sur Xbox 360 sans éditeur. Au milieu de milliers d'atrocités, on trouvait quelques petites merveilles, comme Blocks That Matter, Super Amazing Wagon Adventure, Hidden in Plain Sight, Escape Goat, Doom & Destiny, les Arkedo Series... Pas de panique : si vous les aviez achetées, vous pourrez toujours les télécharger. Par masochisme, Microsoft a lancé en parallèle la « Collection Créateurs » sur Xbox One et Windows 10, autrement dit la même chose mais avec de nouveaux jeux. Hélas, ceux-ci ne sont pour l'instant même pas assez nuls pour être drôles.