Papier culture

Kingdom

Je pensais avoir tout vu avec les zombies : les lents de The Walking Dead, les coureurs de L'Armée des morts, les rigolos de Bienvenue à Zombieland... Autant vous dire que je n'étais pas chaud en découvrant Kingdom.

La Ferme de Clarkson

Voilà donc la meilleure série de téléréalité de l'année. Pourtant, sur le papier, ça partait mal : Jeremy Clarkson, présentateur beauf de l'émission de bagnole The Grand Tour (et avant cela, Top Gear), décide d'exploiter lui-même l'énorme ferme qu'il s'est achetée à une centaine de kilomètres de Londres.

Les Liens du sang

Voilà, maintenant, parmi les créatures de la pop culture qui me terrifient le plus, à la troisième place, il y a Christopher Walken, à la deuxième, il y a le facehugger d'Alien, et à la première place, il y a la mère de Seiichi dans Les Liens du sang.

La Servante écarlate

Toujours première sur l'actualité, j'ai choisi de tromper l'ennui lors des longs trajets en métro qui me séparent de la rédaction en lisant La Servante écarlate de Margaret Atwood, publié en 1985, qui a fait l'objet d'une adaptation en série en 2017.

 

Les bretelles de lit

Le fléau de mon existence, ce qui rend misérable mon passage sur cette Terre, c’est mon drap-housse qui se rebiffe.

Un climatiseur
Go_A

Une fois encore, droit sur son trône, Kahn a revêtu le terrible gant de cuir noir de rédac' chef qu'il porte lors des conférences de rédaction et l'a pointé vers Ellen Replay et moi. Le message était clair : c'était à notre tour d'écrire un PQ. « C'est bien que ça change », ajouta-t-il de sa voix caverneuse. En effet, Kahn. Alors pour que ça change, justement, pas de film chelou ce mois-ci mais un groupe dont vous ignorez probablement l'existence si vous n'avez pas regardé l'Eurovision cette année (terrible erreur !). Go_A, qui représentait l'Ukraine, est un groupe qui mêle musique électronique et musique traditionnelle. Dit comme ça, ça semble une europe-de-l'esterie parmi tant d'autres, digne de la playlist de GTA IV. Détrompez-vous. Shum, la chanson qui leur a valu la 5e place à l'Eurovision (la 2e dans les votes du public), version actualisée d'un rite centenaire célébrant la renaissance du printemps, au tempo accélérant peu à peu et dont le clip a été filmé à côté de Tchernobyl, est aussi brillante musicalement que symboliquement. Le reste de leur discographie, disponible sur YouTube et ailleurs, vous convaincra que Go_A est un groupe d'un talent et d'une originalité hors du commun. Mille fois plus que ces branleurs de Måneskin si vous voulez mon avis, mais bon, je ne vais pas risquer de provoquer un incident diplomatique au milieu de l'été.

Olivia Rodrigo - Sour

En ce moment, je passe mon permis de conduire, et comme l’essentiel de mon entourage l’a obtenu il y a plus de dix ans, je ne sais pas trop à qui parler de ce qui me tourmente le plus actuellement (à savoir ma fâcheuse tendance à faire des croisements à l’indonésienne et le sentiment de panique constant qui précède chacun de mes passages de giratoire). Heureusement, j’ai découvert l’album Sour d’Olivia Rodrigo, une enfant-star Disney devenue chanteuse de pop pour adolescents, qui s’épanche sur toutes les préoccupations qu’on peut avoir à l’âge de 18 ans : les ruptures amoureuses qui donnent envie de pleurer sur le sol de sa salle de bains, la difficulté de voir quelqu’un qu’on a sincèrement aimé se porter beaucoup mieux sans nous, mais aussi – et surtout – la frustration d’être incapable de faire des stationnements en créneau. Merci Olivia, la simple idée d’écouter ton morceau « Drivers License » à toute blinde dans ma future voiture en m’égosillant comme un perroquet bourré est un facteur de motivation constant.

RMC Découverte

Il est ringard et « populaire », au sens le plus dédaigneux du terme, de regarder encore la télévision. Dans les dîners où je fréquente l'élite intellectuelle parisienne, c'est à qui pourra placer en premier le fameux « oh non, moi je n'ai même plus de télévision » avec une subtile moue de supériorité. Et pourtant, je le clame à la face du monde : j'aime encore la télévision.

Alan Moore présente Swamp Thing

Franchement, c'est presque fatigant. Fatigant de lire, une fois de plus, une BD d'Alan Moore, et fatigant de constater, une fois de plus, que c'est parfait, génial, beau, poétique, onirique, intelligent, drôle, sensible. Il y a quelques mois, je parlais de Sandman de Neil Gaiman, et c'est toujours impeccable. Juste un tout petit peu moins, depuis que j'ai lu Swamp Thing d'Alan Moore, la créature du marais revisitée, et que j'ai constaté que tout y était déjà : une cosmogonie délirante, des chapitres qui sont des poèmes visuels, une structure éclatée qui présente une grande histoire faite de petites histoires, une écriture à tomber. Et ces mots, dans la préface : « C'est en découvrant Swamp Thing d'Alan Moore que Neil Gaiman décide de se mettre à la BD. » Bah, tu m'étonnes. De la créature originelle, Alan Moore garde un soupçon d'horreur, mais il la fait partir à travers l'espace, le temps et la conscience dans une odyssée aussi belle que psychédélique et, une fois de plus, chaque page est une œuvre d'art.